La création d’un cadre permanent de concertation entre le ministère de la Justice et les organisations de la société civile est accueillie favorablement par les défenseurs des droits humains. À l’ouverture du Dialogue annuel, ce mercredi 21 octobre 2026, Seydi Gassama a salué cette initiative, tout en exprimant l’attente de la société civile de participer activement à l’élaboration d’une stratégie nationale des droits humains.
Le dialogue entre les pouvoirs publics et les organisations de défense des droits humains franchit une nouvelle étape au Sénégal. À l’occasion de la première journée des échanges annuels organisés par le ministère de la Justice, le président de la Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains (COSEDDH), également directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a salué l’institutionnalisation de ce cadre de concertation.
Il a exprimé son appréciation au ministre de la Justice pour son écoute et pour la mise en place de ce mécanisme, institué par un arrêté daté du 1er octobre 2026. Pour le responsable associatif, cette initiative donne une dimension institutionnelle aux échanges entre l’administration publique et les organisations de la société civile, en créant un espace régulier de discussion sur les questions liées aux droits humains.
Seydi Gassama a également rappelé que les organisations de défense des droits humains avaient déjà été associées à plusieurs activités du ministère, notamment par l’intermédiaire de la Direction des droits humains et de la Direction de la promotion civile et gouvernementale. Il a souligné leur participation à des programmes de formation, considérant cette collaboration comme un acquis sur lequel il convient de s’appuyer.
Le responsable de la COSEDDH a par ailleurs salué l’implication du ministre dans la réussite de la 80e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, organisée à Banjul du 1er au 20 mai 2024. Cette référence illustre, selon lui, l’importance de la coopération entre les institutions publiques et les acteurs engagés dans la promotion et la protection des libertés fondamentales.
Au-delà de la satisfaction exprimée à l’ouverture des travaux, la société civile entend désormais contribuer concrètement aux prochaines réformes. Seydi Gassama a notamment insisté sur la nécessité d’associer les organisations de défense des droits humains à la rédaction et à la mise en œuvre de la future stratégie nationale des droits humains.
« Nous sommes donc très impatients de participer pleinement à la rédaction et à la mise en œuvre de la stratégie nationale des droits humains qui sera bientôt concertée », a-t-il déclaré devant les représentants des institutions chargées des droits humains et de la bonne gouvernance.
Cette future stratégie représente un enjeu important : elle devra permettre de définir des priorités, de renforcer la coordination entre les acteurs et de donner davantage de cohérence aux politiques publiques de protection des droits fondamentaux. Son efficacité dépendra notamment de la place accordée aux organisations indépendantes, de la prise en compte de leurs recommandations et des mécanismes mis en place pour mesurer les progrès accomplis.
Si l’ouverture d’un dialogue institutionnel constitue un signal positif, la société civile attend désormais que cette concertation se traduise par des engagements concrets et un suivi régulier. Le défi sera de faire de ce rendez-vous annuel un véritable outil d’amélioration des politiques publiques, au-delà des déclarations de principe.
Sunuker News Desk
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