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Retrait des Etats-Unis d’Amérique de l’accord de paris sur le climat : l’environnement, victime de la guerre commerciale des géants pétroliers

CHRONIQUE SIGNEE MOUSSA DRAME

L’annonce du nouveau président des Etats Unis d’Amérique (USA), sitôt après son installation, le lundi 20 janvier dernier, de se retirer de l’Accord de Paris, signé en 2015, à l’occasion de la 21e Conférence des parties (COP 21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), n’a rien de surprenant. Au lendemain de sa première élection en 2017, Donald Trump avait aussitôt mis fin à la présence de son pays à cette instance. Par ces prises de positions radicales, Trump n’entend plus rien céder à son concurrent chinois, certes plus pollueur que lui, mais plus enclin à minimiser les effets des changements climatiques. A l’autel de cet antagonisme géopolitique, apparait une guerre commerciale entre les géants pétroliers. La planète est en sursis et les déluges de sinistres s’emballent.

Comme la planète entière s’y attendait, le nouveau président élu des Etats Unis d’Amérique (USA) retire son pays de l’Accord de Paris, signé en 2015, sur le climat, à la COP21. Donald Trump a répété, à maintes reprises, ne pas être prêt à reléguer les énergies fossiles comme le pétrole pour quelque transition énergétique que ce soit. C’est la deuxième fois que Donald Trump retire son pays de cette Conférence des Nations Unies sur le climat.

A sa première élection en 2017, il avait adopté la même conduite de mépris de la dynamique des 196 Etats membres contre le réchauffement climatique. Et pourtant, les Etats Unis sont responsables de plus de 13% des émissions de gaz à effet de serre (GES), plus ou moins équivalent à la part de l’Union Européenne (UE), derrière la Chine avec près de 30%. Les motifs invoqués par Donald Trump sont de «ne pas saboter les propres industries américaines, alors que la Chine pollue sans impunité», écrit-il sur son compte twiter.

Les objectifs de ces Accords de Paris visent à renforcer le financement des pays en développement pour atténuer les effets des changements climatiques, renforcer la résilience et accroître les capacités d’adaptation aux effets produits par les changements.

En réalité, derrière ce défi majeur de l’environnement, se cachent des velléités commerciales notamment l’Amérique qui se recroqueville sur ses gisements de pétrole, face à la Chine qui engage la concurrence mais dans la transition écologique avec les énergies renouvelables.

Le Yémen, la Libye et l’Iran n’ont pas non plus signé cet Accord de Paris, du fait des retombées économiques de leurs champs pétroliers ; alors que leur implication demeure significative pour réduire le réchauffement climatique à +1.5°C ou +2°C d’ici à la fin du siècle courant, selon les experts du climat.

Pas surprenant alors si, en novembre dernier, les plus grands pollueurs ont laissé vides leurs chaises au sommet de Baku, en Azerbaïdjan. Ce qui compromet le mot d’ordre de lutte contre les changements climatiques. Hélas ! Pauvres des pays moins avancés et moins pollueurs qui subissent, avec résignation, les effets des changements climatiques.

A ce rythme de pollution de l’atmosphère et des océans, c’est la planète qui se déprime, avec des conséquences à effet de contagion. C’est dire, en d’autres termes, que le président américain n’a donc pas assez appris de la récente catastrophe écologique survenue dans son pays, avec les incendies de Los Angeles, exacerbés, selon les experts, par les vents de Santa Ana qui assèchent la végétation.

Qui a encore besoin de savoir que la planète est une entité inter liée, jadis formée d’un seul bloc massif, mais que les phénomènes météorologiques associent toujours. Dès lors, tout repli sur soi devient suicidaire par des manifestations violentes de la nature. Et le seul ordre mondial qui vaille, sans faille, est la synergie d’actions pour circonscrire le péril environnemental et écologique qui guette la planète.

Entre inondations, déluge de feu et hausse des températures, la géhenne est dessinée par l’homme lui-même, contre la postérité. Aujourd’hui le mépris, demain la déprime !

James Dillinger

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