La richesse du beurre de cacahuète alliée à la douceur acidulée du jus de baobab : une combinaison surprenante mais qui fonctionne ! Au Sénégal, le ngalakh est associé à la fête de Pâques : les membres de la minorité chrétienne en préparent de grandes quantités le jour du Vendredi saint pour en offrir à leurs voisins et invités, en particulier les musulmans. C’est donc devenu un symbole de fraternité entre les religions, même si cette année le partage a été perturbé par la crise sanitaire1.
Au moment où je poste cette recette ce n’est pas tellement la saison de Pâques, mais j’ai voulu tester cette autre façon de déguster le couscous de mil ou « thiakry », et je n’ai pas été déçue. Le principe est similaire : d’un côté le couscous, de l’autre la sauce, mais celle-ci est complètement différente. C’est sûr, je ressortirai cette recette à ma famille pour la prochaine fête de Pâques !
Le fruit du baobab, appelé « pain de singe » (probablement car les singes en sont friands), ou « bouye » au Sénégal, a un goût sucré et acidulé qui me rappelle fortement celui du tamarin. Il est souvent consommé sous forme de boisson, réalisée à partir des fruits entiers ou de baobab en poudre.
Le fruit du baobab a le vent en poupe car il est riche en vitamines (en particulier la vitamine C), minéraux, antioxydants, et en fibres. Du coup, on trouve assez facilement de la poudre de baobab, en magasin bio dans le coin des « super-aliments », ou sur Internet. En épicerie africaine on peut plus rarement trouver le baobab en grains entiers.
Personnellement, je ne suis pas hyper fan du concept de super-aliment, surtout quand ils viennent de loin. Le marketing veut nous faire croire que c’est en mangeant ÇA qu’on sera en bonne santé, ce qui crée parfois des dérives comme l’engouement pour le quinoa qui a bouleversé l’agriculture dans les Andes, pour le meilleur et pour le pire. Alors oui, on a besoin de vitamines, minéraux, et fibres, mais on peut faire le plein en mangeant des pommes et des carottes, et vivre longtemps sans avoir jamais vu de baies de goji, de spiruline ou de graines germées.
En théorie, le terme « arachide » désigne la plante (Arachis hypogaea), et le mot « cacahuète » désigne le fruit de cette plante qu’on consomme. Mais en pratique les deux sont synonymes, le terme arachide étant celui utilisé en Afrique.
Pour résumer, tout ça c’est un peu la même chose : des cacahuètes réduites en purée, et éventuellement de l’émulsifiant, de l’huile, du sucre, ou des morceaux de cacahuètes. Pensez donc à regarder les ingrédients. Je noterai tout de même que certaines « purées de cacahuètes », comme celle de la marque Jean Hervé, sont faites à partir de cacahuètes qui ne sont que légèrement grillées, ce qui donne un goût moins prononcé (et pas aussi bon je trouve mais c’est personnel).
Pour finir, le beurre de cacahuète est très facile à fabriquer maison !
Pour : à 6 personnes Temps total : 30 min
Notes :
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