PARLONS D’ABORD DES CAUSES
Je suis meurtri par les multiples violences que subissent nos jeunes sœurs et frères étudiants.
mais les quatrième et cinquième violences sont les plus insidieuses puisque d’ordre psychologique :
Pourtant eux, Président de la République, ministres, DG et autres, tous produits de nos universités du temps de leur lustre, leurs enfants déroulent tranquillement leurs études dans les meilleures universités du monde au Canada, aux États-unis, en France… où ils vivent dans des palaces et valsent entre les avions pour des vacances à Dubaï, Paris ou la Californie. Quand ils sont au Sénégal, leur vie se résume aux villas, boites de nuit et de jeux des quartiers chics de Mermoz, point E et Almadies où ils se déplacent en voitures de luxe coûtant des centaines de millions. TOUT CELA AVEC L’ARGENT DU CONTRIBUABLE détourné de ses destinations que sont l’éducation et la santé, entre autres.
Je marque ma compassion à ces étudiants victimes d’un système incompétent, corrompu et injuste.
Oui à la régulation et à la règlementation des universités qui doivent absolument demeurer des espaces de savoir, de paix et de quiétude, mais je dis non à la fermeture du campus social qui compromettrait davantage la situation et les chances d’une jeunesse déjà trop abandonnée et sacrifiée, alors que l’année universitaire vient à peine de démarrer. Comment imaginer un étudiant, sans ressources et avec un système de transport public insuffisant, quitter tous les jours Pikine, Keur Massar, Diamniadio, Thies, Mbour ou beaucoup plus loin, pour venir faire ses cours à Fann?
Pendant ce temps, le gouvernement continue de vendanger les intérêts nationaux aux étrangers, d’entretenir un système d’escroquerie sur les deniers et biens publics, de dilapider l’argent public dans des rassemblements politiques farfelus et de mentir à cette jeunesse par des promesses chimériques d’emplois.
Gageons que c’est justement pour réunir les 450 milliards de promesses démagogiques d’argent à se partager entre politiciens de BBY qu’il faille opérer des économies par des ponctions budgétaires dans les secteurs névralgiques de la santé, de l’enseignement supérieur et de l’éducation.
Je reviendrai sur la situation des enseignants et le business des politiques d’emplois de 2012 à maintenant.
Par Ousmane Sonko
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