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ONU : Macky Sall reçoit un soutien international, la bataille pour le leadership entre dans une nouvelle phase

ONU : Macky Sall reçoit un soutien international, la bataille pour le leadership entre dans une nouvelle phase

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies bénéficie d’un nouvel appui sur la scène internationale. Jean-Paul Carteron, juriste franco-suisse et président du Forum de Crans Montana, défend le profil de l’ancien président sénégalais et estime que le prochain patron de l’ONU doit être choisi avant tout sur sa capacité à exercer un véritable leadership.

« L’heure n’est plus aux symboles, mais au leadership »

Pour Jean-Paul Carteron, le prochain Secrétaire général ne devrait pas être désigné principalement en fonction de son genre ou de son appartenance géographique.

Dans un contexte marqué par les conflits, les rivalités entre grandes puissances et l’affaiblissement des mécanismes multilatéraux, le futur dirigeant de l’ONU devrait, selon lui, disposer d’une forte autorité politique, d’une capacité réelle de médiation et d’une expérience internationale suffisamment importante pour dialoguer avec les principaux centres de pouvoir mondiaux.

C’est précisément sur ce terrain que le profil de Macky Sall est présenté comme particulièrement compétitif.

L’ancien président sénégalais veut capitaliser sur son expérience

Macky Sall possède une expérience de plusieurs années à la tête du Sénégal et a également exercé des responsabilités continentales.

Son passage à la présidence de l’Union africaine lui a notamment permis de participer à des discussions diplomatiques sur des dossiers dépassant largement les frontières sénégalaises.

Pour ses soutiens, cet itinéraire constitue un argument majeur : le prochain Secrétaire général ne devra pas seulement représenter une région ou une catégorie, mais être capable de parler à Washington, Pékin, Moscou, Paris, Londres et aux pays du Sud avec la même capacité de dialogue.

Une candidature confrontée à plusieurs critères

Le débat autour de la succession d’António Guterres ne se limite toutefois pas à la question du leadership.

La représentation régionale demeure un élément important dans les équilibres diplomatiques de l’ONU, tandis que la perspective de voir une femme accéder pour la première fois au poste de Secrétaire générale nourrit également les discussions.

Le soutien de Jean-Paul Carteron intervient donc dans un débat où deux visions peuvent s’affronter.

D’un côté, ceux qui considèrent que le prochain titulaire doit incarner une évolution historique de l’organisation. De l’autre, ceux qui estiment que la gravité des crises internationales impose de privilégier l’expérience et l’autorité politique sur les considérations symboliques.

Macky Sall face à l’épreuve du Conseil de sécurité

Le soutien de Carteron est politiquement significatif, mais il ne suffit évidemment pas à faire basculer la candidature.

Le véritable test reste celui du Conseil de sécurité, où le futur candidat devra réunir une majorité suffisante tout en évitant le veto d’un des cinq membres permanents.

Pour Macky Sall, la bataille consiste donc désormais à transformer les soutiens politiques et diplomatiques en voix concrètes.

Son parcours constitue un atout, mais la compétition est particulièrement disputée et les rapports de force peuvent évoluer au fil des consultations.

Le pari africain

Derrière la candidature de Macky Sall se joue également une question plus large : l’Afrique peut-elle imposer son candidat à la tête de l’ONU ?

Le continent dispose d’un argument historique et politique important, alors que la question de la représentativité du système multilatéral reste au cœur des critiques adressées aux Nations unies.

Mais l’argument régional ne suffira pas à lui seul.

C’est précisément ce que défend Jean-Paul Carteron : faire de Macky Sall non pas uniquement le candidat du Sénégal ou de l’Afrique, mais un prétendant capable de porter un projet global pour l’Organisation.

Une bataille qui dépasse le Sénégal

Le soutien du président du Forum de Crans Montana apporte ainsi une dimension supplémentaire à la campagne de Macky Sall.

Son message revient finalement à poser une question centrale : dans un monde où l’ONU peine à empêcher les guerres et à imposer le dialogue, faut-il choisir le prochain Secrétaire général pour ce qu’il représente ou pour ce qu’il est capable de faire ?

C’est sur cette seconde approche que Jean-Paul Carteron mise pour défendre Macky Sall.

Pour l’ancien président sénégalais, l’enjeu est désormais de démontrer que son expérience politique, son parcours africain et son réseau diplomatique peuvent être transformés en une capacité réelle à rassembler un Conseil de sécurité profondément divisé.

James Dillinger

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