Le militant de Pastef Assane Guèye, alias « Azoura Fall », a été jugé ce mardi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar pour offense au chef de l’État. Il était poursuivi pour des propos tenus à l’Assemblée nationale lors de l’installation du président de l’institution, Ousmane Sonko.
Reconnaissance des faits et regrets à la barre
À l’audience, Azoura Fall a reconnu les faits : « C’est moi qui ai tenu ces propos. J’étais en colère. Les journalistes m’ont interrogé à l’Assemblée et j’ai parlé sous le coup de la colère. Une fois rentré, je l’ai regretté », a-t-il déclaré.
Il a ensuite assuré : « Diomaye est comme un père pour moi. Je ne peux pas imaginer qu’il se sépare de Sonko ». Le prévenu a dénoncé ses conditions d’arrestation : « J’avais acheté le boubou de la Tabaski pour ma mère, il est resté dans la voiture. Même à la Korité, on m’avait arrêté. On disait que j’étais fou et on m’a interné à Thiaroye ».
Le procureur requiert 2 ans dont 6 mois ferme
Le ministère public a estimé que les faits étaient établis et a requis 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme contre le prévenu.
La défense plaide la liberté d’expression
Me Ciré Clédor Ly a plaidé la relaxe en invoquant la liberté d’expression : « Un chef d’État qui n’accepte pas la critique n’est pas un vrai chef d’État. Je connais Diomaye, il ne porterait pas plainte contre Azoura ».
6 mois ferme et 100 000 F d’amende
Au délibéré, le tribunal a déclaré Azoura Fall coupable. Il a été condamné à 6 mois d’emprisonnement ferme et 100 000 F CFA d’amende.
Auteur Ely Birahim Ka
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