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NOUVELLE PUBLICATION À FATICK : Ndoffene Diagne et Dieyi Diouf produisent Pantang ne

L’espace des lettres du sine s’enrichît d’un nouveau livre depuis quelques semaines. Il s’agit du bouquin « Pantang ne » une coecriture des écrivains  Ndoffene Diagne et Dieyi Diouf.  Il relate l’histoire d’un jeune garçon paysan victime de sa jeunesse et de son adolescence avec la période post indépendance du Senegal

Selon Ndoffene Diagne écrivain et formateur en langues nationales « ce qui l’a incité à écrire c’est d’abord que la culture seereer n’est pas seulement les chansons la lutte et la tradition orale. Cette culture est riche et très vaste en plus elle est identique avec des variantes selon les terroirs. Pour parer à cela je pense qu’il faut écrire notre vécu quotidien et universel. De nos jours il y a plusieurs crises mais celles qui me marquent c’est surtout la crise linguistique la crise nutritionnelle et la crise des valeurs

Comme nos grands parents et parents n’ont pas écrit et que nous avons la chance d’avoir été à l’école je pense que on peut taquiner notre cerveau pour laisser quelques choses à la postérité .  J’ai beaucoup lu Parfois la nuit quand je suis au champ à la maison je cogite énormément. Le livre « Pantàg ne » est un miroir qui s’y frotte s’y pique » a annoncé Coumba Ndoffene Diagne.
Dans le Sine , il y a des éminences grises au service de la plume. Malgré l’existence de l’association des écrivains de Fatick , la production littéraire reste assez faible. Pour Ndoffene Diagne l’ecrivailleur le problème est qu’il n’y a pas de mécène ou de bon samaritain pour faciliter et encourager la production des bouquins ».
Pour inverser la tendance l’écrivain préconise « la parution d’écrits de qualité et d’avoir de la patience. Cependant la patience est longue et l’attente est souvent désespérante ».
Aujourd’hui la lecture semble être reléguée au second plan par le public au détriment des réseaux sociaux. Cependant , l’homme de lettres a une solution « Si le livre est intéressant cela peut attirer l’attention de ceux qui l auront lu. Il faut je pense faire aimer la langue maternelle et l’enseigner dans les écoles avec des supports éducatifs. Je recommande à tous d’aller acheter le livre et de le lire. Le multimédia est très éphémère et prend trop de temps c’est comme un mouchoir à jeter après usage on le jette à la poubelle » confit il.
Rappelons que le livre « Pantang ne »est une co écriture entre Madame Dieyi Diouf et Coumba Ndoffene Diagne. C’est le résultat d’un projet qui a duré des années jusqu’à sa réalisation.
N'diawar Diop

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