Olivier Hadzovic a toutefois nié avoir agi par haine de l’islam, indiquant aux enquêteurs, selon son avocat, « avoir tué la première personne qu’il a trouvée » sur son chemin. « Il reste ferme sur ses déclarations » et « continue à ne pas donner une connotation religieuse à son geste », a répété son avocat mercredi, insistant sur l’état mental « extrêmement fragile » de son client qui « parle très peu ».
« Il parle en monosyllabes, il est assez bouleversé, je ne pense pas qu’il ait encore réalisé ce dont il est accusé », a relevé Giovanni Salvietti. « Le personnel médical de la prison est en train d’évaluer son état psychologique pour voir s’il y a un quelconque problème psychiatrique », a-t-il poursuivi.
Le suspect a assuré aux policiers italiens ne pas se souvenir d’avoir réalisé une vidéo de son acte. Dans celle-ci, réalisée juste après le meurtre, on le voit se féliciter, face à sa victime agonisante, et insulter la religion de sa victime.
Mardi, une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, en mémoire de la victime. Ce qui ne sera pas le cas au Sénat, le président Gérard Larcher a justifié cette décision en déclarant que ce type d’hommage était réservé à « la disparition de sénateurs ou de graves événements ». « C’est un moment où il ne faut pas hystériser les choses, mais rappeler à chacun que nous avons une responsabilité d’être ensemble, de vivre ensemble et d’apporter des réponses », a-t-il déclaré mercredi sur BFMTV.
Le Parisien avec AFP