An African woman tries to find some clothes for her as refugees from many different countries - from Africa, Middle East and India - mostly students of Ukrainian universities are seen at the Medyka pedestrian border crossing fleeing the conflict in Ukraine, in eastern Poland on February 27, 2022. - As Ukraine braces for a feared Russian invasion, its EU member neighbours are making preparations for a possible influx of hundreds of thousands or even millions of refugees fleeing military action. (Photo by Wojtek RADWANSKI / AFP)
Des centaines de Tunisiens ont été rapatriés d’Ukraine cette semaine. La plupart d’entre eux étaient des étudiants qui ont fui la guerre seuls, souvent livrés à eux-mêmes. C’est le cas de Sonia Basly, qui étudiait, depuis trois mois, la médecine à Odessa, après deux années en France. Arrivée mardi à Tunis, la jeune femme est encore traumatisée.
Sonia Basly, 22 ans, se remet doucement de son périple. Pour fuir les attaques sur Odessa, où elle étudiait avec sa soeur, elle a quitté la ville en catastrophe, car ni les autorités tunisiennes, ni son université ne lui avaient dit de partir : « On est restés jusqu’à la dernière minute, et même à la dernière minute, l’université nous demandait de rester, de continuer les cours sous les bombardements. Et le matin, on a dû quitter la ville, car les bruits de bombardements se sont trop rapprochés. Et rester aussi proche d’une bombe, c’était clairement du suicide.
Sous le choc
Déterminée à sauver sa petite soeur Syrine, la jeune femme a passé la frontière moldave par ses propres moyens. Là, elle a été emmenée en Roumanie puis rapatriée vers la Tunisie. Aujourd’hui, Sonia est toujours sous le choc : « J’essaie encore de me remettre de cinq jours de malnutrition, de manque de sommeil, de fatigue, de calvaire, j’essaie de me sortir de ça déjà et après je verrai. »
Dans son salon d’une banlieue chic de Tunis, cette élégante brune s’inquiète désormais pour son avenir : « Mais…on est tous perdus. On ne sait pas trop quoi faire, l’université ne nous dit jamais rien, nos doyens non plus. On est vraiment perdus. On a peur pour nos études. »
Angoisse
Les deux soeurs tentent désormais de se remettre physiquement et psychologiquement. Mais Sonia reste angoissée par le sort de ceux encore pris sous le feu de cette guerre.
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