« L’accès à une énergie abordable, fiable et sûre est un droit humain. Mais choisir le bon mix énergétique en termes d’impact humain est une responsabilité humaine. L’équilibre entre ce droit et cette responsabilité est au cœur des discussions modernes sur l’énergie… Le gaz est le moyen le plus rapidement disponible, flexible, efficace et durable à long terme pour remettre le monde sur la voie de la transition énergétique… 319 trillions de pieds cubes de gaz attendent d’être découverts en Afrique subsaharienne, ce qui offre une réelle opportunité au continent de prendre le contrôle de son avenir énergétique », a-t-elle noté.
Succédant à Milton Catelin, S.E. Tom Alweendo, ministre namibien des mines et de l’énergie, a ensuite pris la parole. La Namibie, qui a connu son propre essor dans le domaine des hydrocarbures avec la découverte de 11 milliards de barils de pétrole offshore en 2011, est un exemple d’avenir radieux pour le secteur africain des hydrocarbures, avec deux découvertes majeures cette année – les 300 millions de barils de Shell à Graff-1, suivis de près par les 3 milliards de barils de TotalEnergies à Venus-1 le mois suivant.
« L’énergie est un catalyseur essentiel du développement ; nous appelons donc à une transition énergétique qui soit juste et équitable entre les Nations. Afin de récolter les bénéfices sociaux et économiques pour nos citoyens, nous devons faire preuve de fermeté. Nous devons déterminer notre propre calendrier de transition énergétique en fonction de nos priorités, en accordant l’accès à l’énergie aux 600 millions d’Africains. »
Dans le prolongement du discours de S.E. Tom Alweendo, ministre namibien des mines et de l’énergie, S.E. Dr Omar Farouk Ibrahim a gratifié les centaines de délégués rassemblés de ses réflexions depuis la scène de la salle ovale.
« Le pétrole et le gaz constituent un pilier majeur de la sécurité énergétique africaine…. Nous avons utilisé les combustibles fossiles pendant plus de 100 ans pour transformer nos sociétés, et nous ne pouvons et ne devons donc pas abandonner les hydrocarbures sur le continent… Alors que les institutions financières occidentales annoncent des désinvestissements, nous, à l’APPO, travaillons à la création d’une Banque africaine de l’énergie pour prendre le relais, pour instituer des centres de recherche, d’innovation et de développement pétroliers et gaziers de classe mondiale à travers l’Afrique et réaliser le plein potentiel des 125 milliards de barils de pétrole de l’Afrique, en prenant des mesures pratiques pour prévenir les défis de notre industrie. »
Bassirou MBAYE
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