Du nouveau dans l’affaire Thione Niang. Cette fois-ci, c’est la Direction de la réglementation touristique (DRT) monte au créneau pour apporter des éclairages. Dans un communiqué parvenu à Emedia.sn, la DRT précise : « Les réceptifs hôteliers (hôtels, auberges, résidences, appartements meublés, chambre d’hôtes, gîtes d’étape, campements, etc.), sont régis par le décret n°2005 – 145 du 2 mars 2005, portant réglementation des établissements d’hébergement touristique. Leur exploitation est soumise à l’autorisation du ministre chargé du Tourisme, à la suite du dépôt d’un dossier. Il est établi que le gérant de l’établissement dénommé ’’Sendou international house’’ avait simultanément déposé auprès du service régional du Tourisme de Dakar, une demande d’agrément et une autre d’autorisation d’ouverture à l’exploitation touristique dudit établissement pour être en règle ».
Selon le communiqué, c’est une attestation de dépôt qui a été délivrée à Thione Niang par les chefs de service et le dossier serait en instance de traitement à la DRT avant d’être présenté à la Commission nationale de classement et d’agrément des établissements d’hébergement touristique, pour avis technique. Ce, avant son autorisation par arrêté du ministre du Tourisme et des Transports aérien, dernière étape avant une autorisation en bonne et due forme. « Tout établissement d’hébergement dont l’exploitation ne dispose pas de cette autorisation, se trouve dans une situation irrégulière et illégale. »
Ainsi, poursuit la note, « l’attestation de dépôt comme son nom l’indique est synonyme d’accusé de réception. Et par conséquent, elle ne peut, en aucune manière, valoir comme autorisation d’exploitation du réceptif ainsi que le prétend Thione Niang. »
Les services du ministère du Tourisme qui insistent sur le fait qu’il n’y a que le ministre de tutelle, par arrêté, qui peut délivrer une autorisation d’ouverture à l’exploitation, précisent ensuite que même disposant de l’autorisation, « les réceptifs comme tous les autres établissements, recevant du public, sont soumis à des contrôles périodiques par les agents des services habilités (police, gendarmerie, ministère du Tourisme, du Commerce, services d’hygiène, etc) pour vérifier, entre autres, la tenue des registres de police, et de sécurité, d’hygiène, la régularité administrative, le respect des normes, l’économat, le reversement de la taxe de promotion touristique », tranche la DRT, signalant, « enfin, à l’attention du public, qu’il n’y aucun frais lié au dépôt du dossier, à la visite de contrôle, ou de l’obtention de l’autorisation d’ouverture à l’exploitation touristique des établissements des régions ».
Des précisions faites suite aux vidéos-diatribes diffusées sur les réseaux sociaux par le concerné, dénonçant un harcèlement dont il serait victime de la part des agents de la police de Bargny. Portant la réplique, la police a indiqué que « l’auberge ne détient aucune autorisation administrative’’.
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