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Nicolas Barotte
Dans les rues de Bamako, où se sont dressées des barricades, les forces de sécurité ont riposté à balles réelles contre les manifestants.
Ibrahim Boubacar Keïta. LUDOVIC MARIN/AFP
Bamako est au bord de l’insurrection. Après deux jours d’affrontements dans la capitale malienne, qui ont fait au moins sept morts et des dizaines de blessés, le leader du «mouvement du 5 juin», l’imam Dicko, a appelé «au calme». «Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne», a-t-il déclaré, en promettant à ses partisans de prendre rapidement la parole. Pour la troisième fois depuis un mois, des milliers de Maliens étaient descendus dans la rue, poussés notamment par l’influent religieux. La foule réclame le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta. À 75 ans, au pouvoir depuis 2013 et réélu en 2018, il n’est pour l’instant pas parvenu à rétablir l’ordre.
Des symboles de l’autorité, comme le Parlement ou la télévision nationale, ont été pris pour cibles vendredi et samedi. Dans les rues de Bamako, où se sont dressées des barricades, les forces de sécurité ont riposté à balles réelles contre les manifestants. Plusieurs leaders de l’opposition ont été arrêtés vendredi. La rumeur de
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