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Par Isabelle Hanne, Correspondante à New York
Ça ressemble à une histoire à faire peur. Et si, au soir du 3 novembre, Donald Trump perdait le scrutin présidentiel face à Joe Biden, mais refusait de reconnaître sa défaite ? Va-t-il tweeter toute la nuit sur des élections «frauduleuses» et entraîner dans son délire ses partisans les plus fanatisés, qui ont su répondre présent, AR-15 en bandoulière, lors de ces mois de pandémie de Covid-19 galopante ? Que se passera-t-il en cas de résultats très serrés, si des recomptages dans des swing states sont obtenus au forceps judiciaire, laissant des jours, voire des semaines, sans qu’un vainqueur soit désigné ?
Trump a toujours cherché à saper la légitimité des élections et «systématiquement attribué ses défaites électorales à des complots infondés», souligne le professeur de droit Lawrence Douglas, auteur de Will He Go ? (1). Battu par Ted Cruz lors de la première primaire de 2016 dans l’Iowa, il avait accusé le sénateur du Texas d’avoir «volé» le scrutin. Pendant la campagne pour l’élection.
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