Paul Kagamé, je ne comprends pas votre trop facile acceptation du discours du Français, Emmanuel MACRON, dès lors qu’en 1998 vous aviez boudé la visite de Kofi Annan, alors Secrétaire-Général de l’Onu, à Kigali, parce qu’il n’avait pas prononcé le mot PARDON dans son discours devant le Parlement Rwandais, à son arrivée, au point qu’aucun officiel Rwandais ne fut présent au cocktail offert en son honneur et à sa délégation (dont je faisais partie).
Le lendemain, la visite, à une cinquantaine de kms, du Mémorial des victimes du génocide de 1994, dans une pièce alors en zinc, où étaient entassés leurs os et autres restes, avait certes un peu changé la situation. Puisqu’elle se solda par une audience entre Annan et vous, peu après, au Palais de la République.
Or, en visitant le Rwanda, malgré la grandiloquence et la contrition linguistique, Emmanuel Macron, dont le pays, la France, derrière l’Opération Turquoise et ses liens criminels avec le régime génocidaire d’Habyarimana, joua un rôle décisif dans la maturation du génocide, n’a pas dit le mot magique: Pardon
Est-ce l’effet du temps?
Ou deux poids, deux mesures?
Seul Bill Clinton, en venant en Afrique, notamment au Rwanda, s’était publiquement excusé…
On est où là, Président Kagamé?
Adama GAYE, témoin de l’histoire… (en souvenir de nos rencontres à Londres et Addis).
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