À travers un atelier participatif, les participants ont partagé leurs savoir-faire sur l’interprofession, les multiples problèmes qui freinent l’émergence du lait sénégalais.
» L’interprofession inter- lait que nous mettons en place depuis 2015, se veut être la porte d’entrée de tous les acteurs du secteur et une structure de plaidoyer national. Nous voulons également participer à réduire les importations du lait en poudre qui coûtent des milliards de FCFA à l’État. Une partie de cet argent pouvait revenir aux acteurs du secteur » d’après Fatou Diouf Présidente des éleveurs de la région de Fatick.
L’atelier de Fatick a été une occasion pour les éleveurs d’exposer leurs problèmes qui plombent l’interprofession à Fatick devant la direction régionale de l’élevage et des productions animales ( DRELPA).
« Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des participants pour leur présence et leur engagement en faveur de cette filière stratégique, qui contribue à la souveraineté alimentaire, à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus des producteurs. Cette rencontre a été un cadre privilégié d’échanges et de concertation entre les différents acteurs : producteurs, transformateurs, collecteurs, distributeurs, services techniques, partenaires techniques et financiers, ainsi que les autorités administratives. Nos travaux nous ont permis d’identifier les principaux défis auxquels la filière est confrontée, notamment l’amélioration de la production, la qualité du lait, la collecte, la transformation, la commercialisation et le renforcement des capacités des acteurs’ s’est félicité Moussa Sarr adjoint à la DRELPA de Fatick .
» Nous sommes des éleveurs depuis plusieurs décennies mais nous ne parvenons pas à réussir convenablement du métier. Le pâturage pose problème. La transhumance qui nous tue petit à petit n’en parlons pas. Personne n’ose couper un arbre en cette période où l’herbe n’est pas assez développée pour nourrir nos bêtes à cause des agents des eaux et forêts. J’ai des vaches avec leurs enfants que je nourris avec des balles de mil mélangées à une portion de son.Les agriculteurs empiètent sur le parcours du bétail. L’eau est salée » se désole Mamadou Loum, éleveur à Mbam dans le département de Foundiougne.
Abdou Loum président de la maison des éleveurs Niakhar renchérit » l’interprofession inter- lait est également confrontée à la chairete des aliments malgré les subventions. Le vol de bétail nous ruine. Il sera difficile à éradiquer car les voleurs sont bien organisés et vivent parmi nous. Quand nous investissons pour le développement, eux aussi ils s’organisent » regrette t’il.
À Fatick, la structure a proposé des solutions concrètes et durables afin de rendre la filière plus compétitive et plus résiliente. Les éleveurs estiment que l’avenir de l’interprofession sera radieux avec l’éradication de tous ses difficultés . Pour eux, l’amélioration de la race locale et l’assouplissement des importations de vaches seraient aussi une bonne chose.
A noter que la recontre de Fatick a été faciliter par le Fonds National de Développement Agro-Sylvo-Pastoral (FNDASP) et le FSRP .