À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, première édition de l’histoire de cette compétition organisée sur le sol africain, les autorités sénégalaises mettent les bouchées doubles. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a intensifié ces derniers jours ses visites de terrain et inspections stratégiques au sein des différents postes de commandement de la Police nationale, de la Gendarmerie et des Sapeurs-pompiers.
Une coordination multisectorielle et des simulations grandeur nature
Cette montée en puissance logistique et sécuritaire fait suite à une série d’exercices de simulation d’envergure menés au cours des dernières semaines — allant des tables rondes tactiques (TTX) aux manœuvres globales sur le terrain (CERT.EX) — ayant rassemblé près de 8 000 participants.
La couverture sécuritaire de l’événement s’étendra sur plusieurs pôles clés, notamment à Dakar, Diamniadio et Saly, englobant les sites de compétition, le Village olympique, les zones d’hébergement ainsi que les axes logistiques. Pour assurer une fluidité optimale des déplacements tout au long de la compétition, les autorités ont confirmé que l’autoroute ne sera pas totalement fermée à la circulation ; un couloir spécifique sera en revanche strictement réservé aux véhicules officiels et accrédités.
Des moyens humains et matériels considérables
Pour relever ce défi sécuritaire d’une ampleur inédite, les forces de défense et de sécurité sénégalaises mobilisent des ressources importantes :
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La Police nationale déploie un effectif de 5 027 agents pour quadriller les zones sensibles et assurer la protection des festivaliers, des officiels et des délégations.
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La Gendarmerie nationale engage quant à elle 5 000 hommes, appuyés par un parc conséquent de 569 véhicules et motos, des unités cynophiles (dont 126 chevaux), une composante aérienne légère, ainsi que des équipements modernes de pointe comprenant des drones de surveillance et des systèmes anti-drones.
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Un renfort international, matérialisé par l’arrivée d’un contingent de 53 experts français (policiers, gendarmes et spécialistes de la protection civile), vient prêter main-forte aux équipes locales sur des aspects techniques pointus, s’inscrivant dans la droite ligne des coopérations initiées après Paris 2024.
Tout en rappelant que « le risque zéro n’existe nulle part », le gouvernement entend conjuguer la réussite totale de cet événement historique avec la préservation de la sécurité quotidienne des populations locales.
Signé : La Rédaction