Du 31 octobre au 13 novembre 2026, le Sénégal accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), une première historique pour le continent africain. De Diamniadio à Dakar, en passant par la station balnéaire de Saly, plusieurs infrastructures ont été réhabilitées, modernisées ou construites pour accueillir les jeunes athlètes venus du monde entier. Tour d’horizon des principaux sites qui seront au cœur de cet événement inédit.
À une trentaine de kilomètres du centre de Dakar, Diamniadio s’impose comme le principal pôle des JOJ 2026. La nouvelle ville concentre plusieurs infrastructures majeures, mais également le Village olympique destiné à accueillir les délégations étrangères.
C’est au sein de l’Université Amadou Makhtar Mbow (UAM) que sera installé ce Village olympique. Le campus social a fait l’objet d’importants travaux de rénovation afin de répondre aux exigences liées à l’accueil des sportifs et de leurs accompagnateurs. Le site comprend notamment un restaurant d’une capacité d’environ 1 000 places, plusieurs pavillons d’hébergement ainsi qu’un complexe sportif.
Le Stade Abdoulaye Wade constituera l’un des grands symboles de ces JOJ. L’enceinte de Diamniadio accueillera le 31 octobre la cérémonie d’ouverture, un rendez-vous qui placera le Sénégal et l’Afrique sous les projecteurs du monde entier. Quelques jours plus tard, le stade retrouvera une vocation sportive avec les compétitions de tir à l’arc, prévues du 6 au 10 novembre.
À proximité, le Dakar Arena accueillera notamment le badminton et le futsal. Le Centre des expositions de Diamniadio sera également fortement sollicité. Plusieurs disciplines y seront disputées, parmi lesquelles l’escrime, la gymnastique artistique, le judo, le taekwondo, le tennis de table et le wushu.
Autre infrastructure récemment aménagée : le Centre équestre de Diamniadio, dont la gestion est confiée à la Gendarmerie nationale. Il accueillera les compétitions de saut d’obstacles. Conçu conformément aux standards internationaux, le complexe dispose notamment de carrières de compétition et d’entraînement, d’un rond de longe, d’un système de drainage et de dispositifs de sous-irrigation, ainsi que d’installations destinées à l’hébergement des chevaux.
La capitale sénégalaise ne sera évidemment pas en reste. Plusieurs sites dakarois ont bénéficié de travaux de rénovation et de mise à niveau pour permettre aux athlètes de concourir dans de bonnes conditions.
Le stade Iba Mar Diop, situé au cœur de la Médina, figure parmi les infrastructures qui ont connu une importante transformation. L’enceinte accueillera plusieurs disciplines, notamment l’athlétisme, la boxe, le futsal et le rugby à sept.
Le complexe du Tour de l’œuf, au Point E, constitue également l’un des nouveaux pôles sportifs aménagés dans le cadre des JOJ. Il dispose notamment d’une piscine olympique et d’installations destinées à plusieurs disciplines. Les jeunes athlètes y disputeront des compétitions de basketball 3×3, de baseball5, de breaking, de natation et de skateboard.
Sur la Corniche-Ouest, la Place du Souvenir africain prendra une dimension sportive particulière. Le site accueillera les compétitions de plusieurs sports d’engagement, dont l’escalade, le canoë-kayak, le golf, l’haltérophilie, le hockey, le karaté, le pentathlon moderne, le surf, le tennis et le tir.
La Place du Souvenir servira également de point de départ et d’arrivée pour les épreuves de cyclisme sur route, offrant ainsi une vitrine exceptionnelle aux paysages du littoral dakarois.
Les Jeux ne se limiteront pas à Dakar et Diamniadio. À environ 80 kilomètres de la capitale, Saly Portudal apportera une dimension particulière à l’événement avec plusieurs compétitions organisées en bord de mer.
La plage de Saly accueillera notamment les épreuves d’aviron de mer, de volleyball de plage, de beach handball, de lutte de plage, de triathlon et de voile.
Ce choix permet aux organisateurs de tirer profit du cadre naturel de la Petite-Côte tout en donnant aux délégations étrangères l’occasion de découvrir une autre facette du Sénégal.
Au total, les JOJ 2026 s’appuieront donc sur un réseau de sites répartis entre Diamniadio, Dakar et Saly, avec l’objectif de proposer des infrastructures répondant aux standards internationaux tout en laissant au pays un héritage sportif durable.
Au-delà des compétitions, l’enjeu est également économique, touristique et infrastructurel. La rénovation de plusieurs équipements existants et la construction de nouvelles installations doivent permettre au Sénégal de disposer, après les JOJ, d’un patrimoine sportif susceptible de bénéficier aux athlètes et aux populations.
Du 31 octobre au 13 novembre, les regards seront ainsi tournés vers le Sénégal, premier pays africain à organiser les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Pour les jeunes sportifs, ce sera une compétition. Pour le pays hôte, ce rendez-vous constituera aussi une démonstration de ses capacités organisationnelles et une occasion de faire découvrir son territoire au monde.
Sunuker News Desk
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