«Il n’est un secret pour personne que nous voulons faire du Port de Conakry la principale porte de desserte du Mali. En vérité, il aurait pu en être ainsi depuis belle lurette parce que ce port est le plus proche de Bamako, à moins de 1000 km », a confié l’inspecteur général, Amadou Konaté. Il a souligné que les deux pays ont une volonté commune de donner un coup d’accélérateur à la coopération douanière entre nos deux administrations. «Je fais référence aux récents événements survenus dans nos pays respectifs et qui, pour le cas du Mali, a valu à un pays continental, un embargo et d’autres sanctions économiques, au mépris flagrant de toutes les règles et conventions communautaires. C’est dans les moments de difficulté qu’on reconnaît les amis, dit un autre adage. Dans ce contexte particulier, la Guinée était le seul pays membre de la Cedeao ayant laissé les frontières ouvertes pour venir renforcer la résilience du peuple malien. A plusieurs occasions, des voix plus solennelles que la mienne ont salué cet élan de fraternité et d’amitié qui a toujours caractérisé nos deux pays », a rappelé M. Konaté.
Selon lui, la coopération douanière doit être à la hauteur des attentes à la fois des Gouvernements des deux pays et des usagers du corridor Conakry-Bamako dont la viabilité et la vitalité dépendent, dans une large mesure, des administrations douanières.
Adou Faye
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