Les inondations récurrentes à Dakar ne sont pas une fatalité, mais le résultat de problèmes structurels, estime Lansana Gagny Sakho, ancien directeur général de l’ONAS (2017-2021). Interrogé par Wal fadjri, il les décrit comme « le symptôme d’un déficit structurel de gouvernance urbaine ».
L’ancien patron de l’ONAS pointe plusieurs facteurs. Il cite d’abord « la discontinuité institutionnelle », avec des plans et des réformes interrompus au gré des changements, alors que « les infrastructures se construisent sur 10, 15, 20 ans ». Il pointe également « la fragmentation des responsabilités » entre les différentes structures, ce qui conduit à des « solutions partielles ».
Lansana Gagny Sakho insiste aussi sur « le sous-financement chronique de l’assainissement » et regrette que le secteur soit encore perçu comme des « charges » plutôt que comme « des investissements productifs ». Il relève enfin « l’absence d’une culture de la redevabilité », liée au manque de mécanismes d’évaluation.
Malgré ces difficultés, l’interlocuteur du quotidien du Groupe de presse de Front de terre reste convaincu que le Sénégal dispose des ressources nécessaires. Sa priorité : « institutionnaliser la compétence », afin que « les bons systèmes perdurent au-delà des personnes ».












































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