Un an après les évènements du mois de mars 2021, les familles des victimes attendent toujours d’être indemnisées.
Mais, pour l’agent judiciaire de l’Etat, Moussa Bocar THIAM, cette attente risque de se prolonger. A l’en croire, la responsabilité de l’Etat de payer ces indemnités n’a jamais été prise en compte dans les textes.
« Ces événements malheureux ont fait beaucoup de victimes. Et la première victime c’est l’Etat du Sénégal parce que vous avez vu que beaucoup d’édifices publics ont été détruits. L’Etat est la première victime de ces événements-là. S’agissant des personnes privées, des entreprises qui ont eu à être impactées par ces événements délictuels, aujourd’hui, il n’y a pas un texte qui prévoit des responsabilités immédiates de l’Etat du Sénégal. Par contre, juridiquement, les familles des victimes n’ont pas droit à une indemnisation. Mais l’Etat dans sa mansuétude, dans sa clémence, peut effectivement, à titre humanitaire, trouver les voies et moyens d’indemniser ou de réparer une partie du préjudice», explique l’agent judiciaire de l’Etat.
Pour rappel, le mouvement pour la Défense de la Démocratie (M2D) qui a vu jour à la suite de ces émeutes, a organisé une collecte de fonds pour venir en aide aux familles des victimes.
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