La granularité moyenne de son portefeuille de créances (top 20 : 17,6% du portefeuille) reflète une concentration de ses activités sur le seul marché sénégalais. GCR s’attend à ce que la BHS conserve sa position et ses parts de marchés acquises dans les 12 à 18 prochains mois.
<<Dans ces conditions, soutient GCR, la rentabilité de la Banque reste soutenue avec des marges opérationnelles maintenues autour de 14% en moyenne sur les trois dernières années (AF21 : 15% ; AF20 : 13% ; AF19 : 12%).>> l’agence ajoute qu’une efficience opérationnelle adéquate lui assure de dégager une bonne marge bénéficiaire élevée et en amélioration (AF21 : 11% ; AF20 : 9% ; AF19 : 7%) dans le sillage d’une qualité de son portefeuille perfectible même si le taux de dégradation du portefeuille s’améliore légèrement en 2021 (AF21 : 13,3% ; AF20 : 14,6% ; AF19 : 15,6%). Cependant, à ce niveau de notation, GCR considère que la capitalisation de la BHS reste en état de tension. En effet, les fonds propres de la BHS, après leur retraitement par GCR, couvrent environ 13,5% des actifs à risque dans la structure en 2021 (AF20 : 11% ; AF19 : 11,1%). GCR n’anticipe aucune amélioration du ratio de capitalisation à moyen terme. Selon toujours GCR, le niveau de liquidité de l’institution demeure perfectible.
L’équipe de notation estime par ailleurs qu’en tant que banque spécialisée dans le crédit immobilier, les emplois de BHS sont par définition longs, tandis que les ressources disponibles sur le marché sont souvent courtes. <<Lorsque leur maturité s’allonge, leur concentration augmente et leur coût s’accroit>> relève-t-elle.
GCR justifie la perspective stable par le fait que la BHS demeurera un acteur majeur et incontournable dans le financement du secteur de l’immobilier en général et la construction de logements sociaux en particulier. <<Son niveau de capitalisation demeurera probablement perfectible, son profil de liquidité pourrait rester impacté par le gap de maturité entre ses ressources et ses emplois tandis que sa rentabilité s’inscrirait dans la tendance actuelle>>, avance l’équipe de notation.
Sur un autre registre, l’agence soutient qu’un rehaussement de la notation de la BHS serait tributaire d’un renforcement de la capitalisation, d’une amélioration significative de la qualité de son portefeuille ou d’une amélioration de la stabilité du noyau des dépôts.
Par contre, un abaissement de la notation de la Banque serait la conséquence d’une détérioration de la qualité de son portefeuille, marquée entre autres par une hausse du taux de dégradation brut du portefeuille de crédit, en particulier si cette dégradation affecte négativement la rentabilité et/ou liquidité de la banque, d’une détérioration de la qualité de la capitalisation, par exemple au travers de paiements de dividendes non soutenables ou une dégradation du profil de financement à l’origine d’une hausse importante du risque de refinancement de la banque.
Oumar Nourou
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