La Fédération marocaine de football (FRMF), qui a renoncé à envoyer son équipe à Alger, avait demandé à la CAF, basée au Caire, d’« assumer toute la responsabilité face à ces transgressions flagrantes qui n’ont aucun lien avec les principes et valeurs du ballon rond ».
Celle-ci a répondu dimanche qu’elle allait « mener des investigations pour établir si et dans quelle mesure » ces déclarations « violent les statuts et règlements de la CAF et de la FIFA ». La CAF « fera part de ses conclusions en temps opportun », poursuit le communiqué qui affirme dans l’immédiat que « ces déclarations politiques ne sont pas celles de la CAF (…) en tant qu’organisation politiquement neutre ».
Lors de la cérémonie d’ouverture du CHAN à Alger, Mandla Mandela, partisan des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, avait appelé à « lutter pour libérer le Sahara occidental de l’oppression », qualifiant ce territoire de « dernière colonie d’Afrique ».
Au stade Nelson-Mandela à Alger, le petit-fils de l’icône de la lutte anti-apartheid a également exhorté à « libérer la Palestine », dans une critique ouverte du Maroc qui a normalisé ses relations avec Israël il y a deux ans.
Après un bras de fer, le Maroc a décidé vendredi de ne pas envoyer son équipe U23 disputer le CHAN faute d’avoir reçu l’autorisation d’Alger de s’y rendre en avion. Alger a fermé le 22 septembre 2021 son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Rabat.