Recep Tayyip Erdogan a promis de repousser les forces gouvernementales syriennes au-delà des postes d’observation turcs à Idlib d’ici à la fin février. En outre, il a déclaré que la Turquie était prête à riposter «partout» en cas d’attaques contre ses militaires.
Le Président turc s’est prononcé ce mercredi 12 février sur la situation tendue dans la zone de désescalade d’Idlib et a donné sa vision quant au développement possible des événements.
«Nous sommes déterminés à faire partir les forces du régime [l’armée gouvernementale syrienne, ndlr] au-delà des postes d’observation turcs à Idlib d’ici à la fin février, pour cela nous allons faire tout le nécessaire dans les airs ainsi qu’au sol», a déclaré le Président turc.
Il a également ajouté qu’«en cas d’attaques contre nos militaires», Ankara allait riposter «partout», même hors de la zone de désescalade d’Idlib.
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«Si nous renonçons à notre lutte en Syrie, nous serons obligés de poursuivre cette lutte dès lors sur notre propre territoire», a indiqué M.Erdogan.
Selon lui, si la Syrie restait entre «les mains des organisations terroristes», la sécurité turque serait aussi «menacée».
Le Président turc a également déclaré que la Russie et la Syrie avaient porté des frappes sur des civils dans le gouvernorat syrien d’Idlib. Le chef du Département des nouveaux défis et menaces du ministère russe des Affaires étrangères Vladimir Tarabrine a démenti cette déclaration, soulignant que toutes les frappes de Moscou et Damas ne visaient que les terroristes.
Comme l’a annoncé le service de presse du Kremlin, Vladimir Poutine s’est entretenu par téléphone avec Recep Tayyip Erdogan le 12 février. Ils ont notamment discuté du règlement de la crise en Syrie sur fond de tensions à Idlib.
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Les Présidents russe et turc ont également souligné l’importance de l’implémentation complète des arrangements entre Moscou et Ankara sur la Syrie, y compris le mémorandum signé entre la Russie et la Turquie à Sotchi en 2018.
La semaine dernière, la situation dans la zone de désescalade d’Idlib s’est significativement dégradée. Le 10 février, le ministère turc de la Défense a annoncé la mort de cinq de ses militaires dans le pilonnage d’un de leurs postes d’observation à Idlib par l’armée syrienne. En réponse, les forces turques ont attaqué 115 cibles militaires syriennes, tuant selon Ankara une centaine de soldats ennemis.
En outre, plus tôt en février, huit militaires et civils turcs avaient trouvé la mort dans des bombardements syriens à Idlib. Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que la Turquie avait alors riposté, «neutralisant» 76 soldats syriens.
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