Quatre membres d’une équipe anti-Ebola ont été tués et six autres blessés dans la nuit de mercredi à jeudi dans deux attaques armées dans l’est de la République démocratique du Congo ,où les autorités sanitaires redoutent que l’insécurité fasse repartir l’épidémie à la hausse.
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Une personne travaillant pour « l’équipe de vaccination » du ministère congolais de la Santé et deux chauffeurs ont été tués ainsi que six personnes blessées, dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 novembre, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon une source onusienne.
Ces trois membres d’une équipe anti-Ebola ont été tués dans l’attaque d’une base où vivent des personnels participant à la riposte au virus, à Biakato, dans la province de l’Ituri.
Un policier congolais a été tué dans l’autre attaque contre un bureau de la coordination de la riposte anti-Ebola à Mangina, a ajouté l’OMS. Il était payé par les autorités sanitaires pour garder les installations anti-Ebola. Mangina se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Biakato, dans la province voisine du Nord-Kivu.
« À cette heure, il n’y a aucune confirmation sur l’identité assaillants », a déclaré à la presse à Genève Michael Ryan, directeur des opérations d’urgence à l’OMS.
Les autorités congolaises accusent des « maï maï », des miliciens dont les actions vont de la défense des intérêts communautaires à la grande criminalité (contrôle des minerais, racket).
« Tous les agents de l’OMS ont été retirés de Biatako »
« Aucun agent de l’OMS ne figure parmi les morts, même si l’un d’entre eux a été blessé », a précisé l’OMS. « Les autres blessés sont principalement des agents du ministère (congolais) de la Santé ».
« Nos bases de Biakato et de Mangina ont été attaquées presque simultanément vers minuit », a souligné le chef congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.
« À l’heure où je vous parle, tous les agents de l’OMS ont été retirés de Biatako », a ajouté le responsable de l’OMS. « Le personnel d’autres agences a également été relocalisé ».
La double attaque contre Biakato et Mangina est « de loin la plus meurtrière » de toutes celles menées contre des équipes anti-Ebola depuis le début de l’épidémie, a déclaré le directeur des opérations d’urgence à l’OMS.
Un médecin épidémiologiste camerounais de l’OMS avait été notamment tué en avril dernier. Début novembre, un journaliste radio, qui animait des programmes anti-Ebola, avait été tué en Ituri.
Mangina est le lieu d’où est parti en juillet-août 2018 la dixième épidémie d’Ebola sur le sol congolais. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres s’y était rendu le 1er septembre.
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