Les survivants de l’attaque ont expliqué avoir attendu une vingtaine de minutes avant de pouvoir se montrer et d’évacuer les blessés. Un médecin cité par l’agence Reuters a estimé dimanche que « pas moins de 50 corps » ont été amenés dans les hôpitaux de la ville.
L’évêque ainsi que le gouverneur de l’État se sont immédiatement rendus sur place. Ce dernier a parlé d’un « dimanche noir » et d’une attaque « vile et satanique ». Le pape François lui-même, à Rome, a fait savoir qu’il « priait pour les victimes et pour le pays ». Quant au président Muhammadu Buhari, il a estimé que « seuls des démons » avaient « pu concevoir et commettre un acte aussi ignoble ».
L’identité des assaillants n’est pas connue pour l’instant. La région a été relativement épargnée par la violence ces dernières années, même si elle a été en proie à des agressions croissantes entre agriculteurs et éleveurs.
rfi.fr