Le monde de l’art perd une de ses figures majeures. Le peintre britannique David Hockney est décédé le 11 juin 2026 à Londres, à 88 ans. Icône du pop art britannique, il aura marqué l’histoire par sa façon unique de capter la lumière, le temps et l’espace.
« Le temps qui passe, c’est la vie. Et c’est ce que je peins », confiait-il en 2020 à Beaux Arts. Toute sa carrière tourne autour de cette question : comment rendre visible ce qu’on voit et ce qu’on ressent ? Dessinateur, photographe, scénographe, il a testé tous les médiums pour répondre à cette quête.
Né le 9 juillet 1937 à Bradford, dans une famille modeste du nord de l’Angleterre, il perce très jeune. Sorti du Royal College of Art au début des années 1960, il s’impose à 24 ans comme l’un des visages du pop art britannique. À contre-courant de l’abstraction dominante, il défend la figuration. Résultat : des toiles solaires, lumineuses, qui redéfinissent les règles du jeu.
Son déménagement à Los Angeles en 1964 change tout. La lumière californienne, les piscines, l’architecture moderniste deviennent son terrain d’expérimentation. C’est là qu’il signe ses œuvres les plus célèbres : A Bigger Splash en 1967, Mr. and Mrs. Clark and Percy en 1970-1971, ou encore Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) en 1972. Des tableaux devenus symboles d’une liberté et d’une légèreté assumées.
Hockney n’a jamais cessé d’explorer. Influencé par Vermeer, Matisse et Picasso, il a peint ses proches, exploré la littérature, la sexualité, la nature. Curieux de technologie, il a été l’un des premiers à dessiner sur iPad, à utiliser le fax, la photographie, les outils numériques. Pour lui, l’art devait rester accessible à tous.
Après des décennies entre Londres, Los Angeles et Paris, il s’installe en Normandie en 2019. Travailleur infatigable, il est resté actif jusqu’au bout. Avec lui disparaît un artiste qui a montré au monde comment voir autrement.
Auteur : La Rédaction Sunuker
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