Le quartier résidentiel de Ndiolofène, à Saint-Louis, a été le théâtre d’une vengeance spectaculaire. Un agent de sécurité de 36 ans, n’ayant pas digéré son licenciement, a été placé sous les verrous pour avoir délibérément mis le feu à deux voitures appartenant au capitaine José Luis Gonzalez, patron du détachement de la Garde civile espagnole dans la capitale du Nord.
C’est une affaire de droit du travail qui a viré à la destruction de biens matériels. Harouna K., un vigile âgé de 36 ans, se trouve actuellement dans de beaux draps. Selon les informations recueillies et initialement ébruitées par le quotidien Libération, le trentenaire a été arrêté par les éléments de la Brigade de recherches (BR) de la gendarmerie pour un double incendie volontaire.
La genèse de cette affaire remonte au 30 juillet dernier. La veille, le vigile venait tout juste d’être informé de la rupture de son contrat de travail. Au lieu de contester ce licenciement par les voies légales, Harouna K. a opté pour une justice expéditive.
Sa cible ? Le domicile du capitaine José Luis Gonzalez. Il convient de rappeler que la présence de cet officier et de la Garde civile espagnole à Saint-Louis est hautement stratégique ; elle s’inscrit dans le cadre du dispositif bilatéral « Frontex » visant à surveiller les côtes côtières sénégalaises et à endiguer les départs de pirogues clandestines vers les îles Canaries.
Selon les éléments de l’enquête, l’agent de sécurité se serait procuré du carburant avant de se rendre furtivement à la résidence du diplomate sécuritaire espagnol. Sur place, il a aspergé les deux véhicules stationnés devant la maison avant d’y bouter le feu.
Conscient de la lourdeur de son acte, le pyromane présumé a immédiatement pris la poudre d’escampette. Pour échapper aux radars des forces de l’ordre, il a désactivé son téléphone portable, espérant ainsi se fondre dans la nature.
Toutefois, cette tentative de cavale a rapidement tourné court face au professionnalisme des pandores de la Brigade de recherches. Traqué, Harouna K. a été appréhendé peu de temps après son forfait. Acculé par les enquêteurs lors de sa garde à vue, il n’a pas tardé à craquer, passant aux aveux et reconnaissant l’intégralité des faits qui lui sont reprochés.
Désormais poursuivi pour « destruction volontaire de biens d’autrui par l’effet d’une substance explosive et incendiaire », il appartiendra à la justice d’éclaircir les derniers contours de ce coup de folie. Dans l’attente de son jugement définitif, Harouna K. reste couvert par la présomption d’innocence.
La Rédaction / Sunuker.net
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