La justice chinoise a frappé un grand coup ce vendredi. Un tribunal de la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays, a prononcé des peines de prison allant de six ans à la réclusion à perpétuité à l’encontre de six individus. En cause : l’introduction délibérée de substances toxiques dans les repas d’une école maternelle, un scandale sanitaire qui avait provoqué une grave intoxication au plomb chez des centaines de jeunes élèves.
Une décision judiciaire implacable
Selon les informations communiquées par l’agence de presse officielle Xinhua et relayées par la presse locale, le Tribunal populaire intermédiaire de Lanzhou a reconnu les accusés coupables de production et de commercialisation de denrées alimentaires nocives.
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Li Huifang, la principale responsable de l’établissement (l’école maternelle Heshi Peixin, située dans le district de Maiji), a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict inclut également la confiscation de ses biens personnels à hauteur de 500 000 yuans (environ 74 000 dollars) ainsi que sa privation définitive de tous ses droits politiques.
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Zhu Jinglin, directrice de l’école, a été condamnée à 15 ans de prison ferme assortis d’une amende de 300 000 yuans.
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Quatre membres du personnel de cuisine, reconnus comme exécutants des consignes, ont quant à eux été condamnés à des peines d’emprisonnement oscillant entre six et huit ans, accompagnées d’amendes.
Des additifs toxiques pour des critères esthétiques
L’enquête menée par les autorités provinciales a révélé des motivations aussi surprenantes qu’alarmantes : les responsables avaient ordonné l’ajout régulier de substances toxiques – notamment de la peinture non comestible pour rehausser les couleurs – dans des pâtisseries servies mensuellement aux enfants et au personnel depuis mai 2024. L’objectif visé était purement marketing, s’inscrivant dans une démarche promotionnelle visant à rendre les collations plus attrayantes visuellement.
Les analyses médicales diligentées dans le cadre de l’affaire ont démontré l’ampleur du désastre sanitaire : sur 251 enfants testés au sein de la structure, 247 présentaient des concentrations sanguines de plomb anormalement élevées, tout comme près d’une trentaine de membres du personnel.
Pris en charge rapidement par les structures hospitalières de la région ou soumis à un suivi nutritionnel adapté à domicile, la grande majorité des enfants touchés avaient pu achever un premier cycle de soins thérapeutiques dès l’été 2025 pour regagner leurs foyers.
Par La Rédaction — Sunuker.net









































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