La course à l’organisation des prochaines Coupes d’Afrique des nations se précise. L’Éthiopie a officiellement annoncé sa candidature pour la CAN 2028, tandis que la Guinée souhaite s’associer au Sénégal pour porter une candidature commune à la CAN 2032.
La Fédération éthiopienne de football a officialisé, mardi 26 août 2026, la candidature du pays à l’organisation de la CAN 2028. Une ambition qui s’appuie d’abord sur le poids démographique du pays, qui compte environ 135 millions d’habitants, mais aussi sur une histoire ancienne avec la compétition.
L’Éthiopie avait accueilli la CAN en 1976, mais son football national traverse aujourd’hui une période beaucoup plus difficile. Les Walias occupent le 143e rang mondial et leur dernière participation à la CAN remonte à 2021, avec une élimination dès la phase de groupes.
La candidature éthiopienne constitue donc autant un projet sportif qu’une volonté de repositionnement du pays sur la scène continentale.
L’autre dossier à surveiller est celui de la CAN 2032. La Fédération guinéenne de football souhaite officiellement construire une candidature commune avec le Sénégal.
L’idée est politiquement et sportivement intéressante : plutôt que de présenter deux candidatures nationales concurrentes, Conakry propose à Dakar de mutualiser ses infrastructures, ses moyens financiers et son expérience organisationnelle.
Pour le Sénégal, qui vient de remporter la CAN 2025, cette proposition intervient dans un contexte particulièrement favorable. Le pays dispose désormais d’une crédibilité sportive renforcée et cherche à consolider son statut de puissance footballistique africaine.
Cette candidature commune pourrait également constituer une opportunité pour le Sénégal de renforcer sa coopération avec la Guinée.
Mais elle soulève une question essentielle : Dakar a-t-il intérêt à partager une candidature qu’il pourrait éventuellement porter seul ?
Une organisation conjointe permettrait de répartir les investissements et de donner une dimension régionale au projet. En revanche, elle implique également de partager les retombées économiques, médiatiques et symboliques de la compétition.
Le choix dépendra donc moins du prestige de l’événement que de la capacité des deux pays à présenter à la CAF un projet crédible, financièrement solide et techniquement irréprochable.
Avec l’Éthiopie pour 2028, le trio Kenya-Ouganda-Tanzanie pour 2027, puis les ambitions guinéennes et sénégalaises pour 2032, la CAF semble entrer dans une nouvelle phase : celle des candidatures régionales et des projets d’organisation partagée.
La CAN 2028 sera par ailleurs particulière puisqu’elle doit être la dernière édition avant le passage de la compétition à un cycle de quatre ans.
En clair : l’Éthiopie veut revenir dans le jeu en 2028 ; la Guinée veut convaincre le Sénégal de construire ensemble le projet 2032. Pour Dakar, la question n’est désormais plus seulement de savoir s’il peut organiser une CAN, mais quelle stratégie continentale il veut adopter pour les prochaines années.
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