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Assainissement au Sénégal : une étude décèle les limites de la politique nationale

Un atelier de restitution des résultats d’étude portant sur l’évaluation des politiques d’assainissement au Sénégal, rendue publique ce jour, à Dakar fait remarquer que malgré la conformité entre les politiques d’assainissement et le cadre de développement national, la mise en œuvre de la politique nationale défaille.

Une étude d’évaluation des politiques d’assainissement du Sénégal rendue publique ce jour décèle des limites à corriger pour rendre viable la politique nationale d’assainissement. Les résultats de cette étude révèle un flou juridique autour du transfert de compétences de l’assainissement aux collectivités locales même si par ailleurs on note une parfaite corrélation ou conformité entre les politiques d’assainissement et le cadre de développement national. Selon l’étude, la lettre de politique sectoriel et de développement (Lpsd) ne fait aucune référence aux normes existantes pour les niveaux de services avec ou sans égout tout au long de la chaine et la réutilisation des ressources, élimination.

Toutefois, l’étude fait remarquer les normes sont définies dans le Code de l’assainissement (L79 à L96) qui encadre toute la chaine de valeur de l’assainissement. Autre insuffisance relative à coordination intersectorielle entre les différentes institutions et l’inexistence d’une entité unique et indépendante qui régule ce secteur. S’y ajoute que la Lpsd ne définit pas en termes de contenu l’assainissement inclusif pour tous les groupes de population. Elle ne couvre non plus de manière adéquate la prestation de services d’assainissement gérés en toute sécurité et la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs tout au long de la chaine de valeur de l’assainissement au Sénégal entre autres points faibles du maillon.

L’économiste chercheure, Dr Ndiaya Cissé Ndoye et coordinatrice du projet West African Sanitation Policy Acivator (Waspa) à l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) de rappeler pour préciser ceci : « Le contexte de l’étude des Aspg part de la proposition du conseil des ministres de l’eau qu’il avait élaboré pour orienter les gouvernements à élaborer des politiques d’assainissement plus efficaces ». Donc, poursuit-elle « c’est sur cette base que nous avons choisi 5 pays africains à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal. Et ces rapports d’évaluation ont été restitués dans tous ces pays. Pour le cas qui nous concerne (Sénégal), l’étude a décelé des manquements relativement à la politique d’assainissement précités ».

JEAN PIERRE MALOU

James Dillinger

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