Les rues d’Alger étaient noires de monde pour ce nouveau vendredi de mobilisation. Des dizaines de milliers de personnes ont scandé des slogans hostiles aux généraux qualifiés de « corrompus ». Ils ont réitéré leurs revendications : le départ des détenteurs du pouvoir en place et l’annulation de l’élection prévue dans trois semaines.
« Gaïd Salah, dégage. Cette année il n’y aura pas de vote », ou encore « les généraux à la poubelle », criaient les pancartes brandies par la foule. « Nous voulons un État civil », martelait-elle en choeur, à Alger et dans de nombreuses autres villes comme Oran, Constantine, Bejaia, Tizi Ouzou ou Mostaganem. Les manifestants réclament un renouvellement politique. « Cette génération ne fera jamais marche arrière », préviennent-ils.
Le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah, homme fort du pays depuis le départ du président Bouteflika, met en garde : cette fois, l’élection « ne sera pas annulée » comme cela avait été le cas à deux reprises en avril et en juillet derniers. Selon des sources de la société civile, au moins 60 personnes ont été arrêtées ce vendredi à Alger.
par rfi
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