L’entame de l’Afrobasket féminin des moins de 18 ans en Côte d’Ivoire a pris des allures de douche froide pour l’équipe nationale du Sénégal. Mercredi, les Lioncelles ont lourdement chuté face à une redoutable formation camerounaise, s’inclinant sur un score sans appel de 61 à 30. Une contre-performance qui a poussé le sélectionneur national, Malick Bachir Diop, à faire une analyse lucide et sans complaisance des lacunes de son effectif, tout en appelant à un sursaut d’orgueil immédiat.
Un décalage criant entre la préparation et la réalité du parquet
Historiquement, le Sénégal a toujours été une nation phare du basketball africain, ce qui rend cette défaite d’autant plus amère. Pour Malick Bachir Diop, la pilule est d’autant plus difficile à avaler que son équipe sortait d’une phase de préparation jugée très satisfaisante. « Nous avions bénéficié d’une bonne préparation, meilleure que celle de certaines équipes », a-t-il souligné à la fin de la rencontre.
Cependant, le technicien déplore un manque d’engagement flagrant et une incapacité à reproduire les schémas travaillés à l’entraînement. L’agressivité et l’intensité, primordiales dans ce type de tournoi continental, ont cruellement fait défaut aux jeunes Sénégalaises face à des adversaires physiquement et tactiquement prêtes.
Le fléau des pertes de balle
Le point noir de cette rencontre réside dans la gestion de la balle. Les statistiques sont accablantes : 23 pertes de balle concédées par les Lioncelles. Un déchet technique rédhibitoire à ce niveau de la compétition. Le sélectionneur n’a pas manqué de le rappeler : « Ces pertes de balle ont offert plus d’une quarantaine de points à notre adversaire. À ce niveau de compétition, il est très difficile d’espérer un bon résultat avec autant d’erreurs. »
L’expérience camerounaise a pesé dans la balance
Malgré ce lourd revers — un écart inédit pour le coach sénégalais —, Malick Bachir Diop refuse de sombrer dans le pessimisme. Il a tenu à contextualiser cette défaite en rappelant le statut du Cameroun. Les Lionnes Indomptables U18 font figure de favorites dans cette poule, portées par un noyau de joueuses rodées aux grandes compétitions internationales, notamment avec de récentes participations au Championnat du monde U19. « Nous avons joué huit matchs de préparation, mais les deux équipes n’évoluent pas encore au même niveau », a concédé le technicien.
Cap sur la Tunisie et le Nigeria
L’heure n’est plus aux regrets mais à la remobilisation. Pour espérer poursuivre l’aventure dans ce tournoi ivoirien, le Sénégal devra impérativement montrer un autre visage lors de ses prochaines sorties contre la Tunisie et le Nigeria. Le sélectionneur a déjà tracé la feuille de route : ses joueuses devront faire preuve de plus de créativité, varier leurs systèmes offensifs et ne plus s’en remettre exclusivement à une adresse aux tirs qui a fait défaut lors de ce premier test. Les Lioncelles sont prévenues, la balle est désormais dans leur camp.
La Rédaction / Sunuker.net
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