Affaire Kocc Barma : 129 564 fichiers pornographiques récupérés, des éléments techniques accablants pour son présumé complice
Sunuker News Desk
De nouveaux éléments viennent enrichir le dossier judiciaire d’El Hadji Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Selon des révélations du quotidien Libération dans son édition du mercredi 21 octobre 2026, les expertises techniques ordonnées par le doyen des juges et réalisées par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) ont permis de récupérer près de 300 gigaoctets de données sur les serveurs de deux sites au cœur de l’enquête : babiporno.com et boydakar.com.
L’exploitation de ces données aurait permis aux enquêteurs d’extraire un total de 129 564 fichiers pornographiques. Parmi eux, 71 218 proviendraient du premier site et 58 346 du second. Ces découvertes constituent un volet important des investigations visant à établir la nature des contenus diffusés, leur provenance et les responsabilités susceptibles d’être engagées dans cette affaire.
Mais les investigations techniques auraient également apporté de nouveaux éléments concernant El Hadji Assane Demba, alias « Leuk Daour », présenté comme le présumé complice de Kocc Barma.
D’après les informations rapportées par Libération, l’analyse de l’ordinateur portable de Babacar Dioum a permis de découvrir plusieurs documents susceptibles d’intéresser les magistrats instructeurs. Les enquêteurs auraient notamment retrouvé une copie de la carte nationale d’identité d’une personne présentée comme une victime présumée de chantage, ainsi qu’un fichier contenant des informations relatives à une adresse électronique associée à El Hadji Assane Demba.
Selon le quotidien, ce document établirait un lien entre cette adresse électronique et le pseudonyme « Leuk Daour », qui aurait été utilisé dans des faits présumés de chantage. Les éléments découverts feraient également apparaître des contacts entre les deux hommes, ce qui pourrait contredire les déclarations d’El Hadji Assane Demba concernant la nature de ses relations avec Babacar Dioum.
Ces éléments devront toutefois être appréciés par la justice dans le cadre de l’instruction. La présence de documents numériques ou de traces de communication ne suffit pas, à elle seule, à établir définitivement la culpabilité d’une personne. Il appartient aux magistrats d’en vérifier l’authenticité, le contexte et la portée au regard des autres éléments du dossier.
Pour rappel, El Hadji Babacar Dioum, alias « Kocc Barma », a été arrêté en juillet 2025 à Dakar par la Division spéciale de cybersécurité, avec l’appui de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), à l’issue d’investigations techniques et financières. Son présumé complice, El Hadji Assane Demba, connu sous le nom de « Leuk Daour », a été interpellé quelques jours plus tard à l’Aéroport international Blaise-Diagne de Diass, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol à destination de Milan.
La récupération de ces données pourrait désormais permettre aux enquêteurs de reconstituer plus précisément le fonctionnement des plateformes concernées, les échanges entre les personnes mises en cause et les éventuels circuits de diffusion des contenus litigieux.
L’affaire met une nouvelle fois en lumière les défis posés par la cybercriminalité, notamment lorsque des contenus intimes sont susceptibles d’être utilisés pour exercer des pressions sur des victimes. Au-delà du volume considérable de fichiers récupérés, l’enjeu judiciaire sera de déterminer les responsabilités individuelles, d’établir les faits reprochés et de garantir que les victimes présumées puissent faire valoir leurs droits.
Sunuker News Desk





































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