Alors que les décisions d’éviction et de nomination s’enchaînent au rythme des réunions du Conseil des ministres, la reconfiguration des directions de directions et agences nationales suscite de vives réactions politiques. Les départs successifs des cadres réputés proches de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko alimentent le débat sur les critères gouvernant ces remaniements.
Réagissant ouvertement à ces évictions stratégiques, Amadou Bâ, responsable de la communication du parti PASTEF, a livré une grille de lecture sans concession. Selon lui, ces départs ne relèvent ni de critères d’incompétence ni d’une réévaluation managériale, mais traduisent un refus politique assumé.
Il affirme que l’ensemble des directeurs généraux démis de leurs fonctions font face à des représailles administratives pour avoir rejeté les pressions les incitant à rallier la formation présidentielle. Pour le cadre de PASTEF, cette posture d’opposition face au pouvoir illustre l’émergence d’une nouvelle éthique publique au Sénégal, marquée par le refus d’abandonner ses idéaux et ses convictions idéologiques au profit de privilèges institutionnels.
Alors que le pouvoir exécutif poursuit le remaniement des postes clés de la haute administration, la controverse s’intensifie autour de la frontière entre la neutralité républicaine exigée des hauts fonctionnaires et le contrôle politique des structures de l’État.
La Redaction : sunuker.com
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