La cité religieuse de Tivaouane continue de faire face à des tensions récurrentes en matière d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. Une situation préoccupante, exacerbée lors des rassemblements religieux de grande envergure tels que le Gamou, qui drainent des centaines de milliers de fidèles dans une commune dont la population permanente dépasse les 100 000 habitants.
Acteur engagé de la société civile religieuse et petit-fils d’El Hadji Malick Sy (RTA), Moulay Abdou Aziz Diop monte de nouveau au créneau pour tirer la sonnette d’alarme. Il déplore les conditions difficiles vécues par les pèlerins, confrontés à un stress hydrique chronique combiné à de fortes canicules. Ce déficit en eau impacte directement les secteurs clés de la santé publique, de l’hygiène dans les sanitaires et de la restauration, accentuant les risques liés à la promiscuité et au croisement délicat entre les eaux usées et pluviales.
Rappelant que « gouverner, c’est prévoir », le guide religieux insiste sur la nécessité absolue d’anticiper à travers des investissements structurels d’envergure. Bien que des efforts importants aient été consentis ces dernières années, notamment à travers des chantiers structurants d’assainissement et de drainage pilotés par les pouvoirs publics, les défis restent immenses.
Pour éviter que les populations et les pèlerins ne continuent de subir les mêmes calvaires, Moulay Dabaakh plaide pour des réformes de fond : le renforcement et la densification du réseau de distribution existant, le renouvellement des canalisations vétustes, ainsi que la création de nouveaux forages. Il suggère également d’explorer des solutions d’envergure, à l’instar d’une alimentation à partir du lac de Guiers, afin de parer définitivement aux pénuries lors des grands évènements (Gamou, Ziarra) et des prières hebdomadaires à la grande mosquée.
Signé : La Rédaction