La semaine dernière, une jeune fille a été violée par les forces de sécurité en marge d’une manifestation dite « du million », ce qui a provoqué la colère dans le pays. Plusieurs milliers de femmes ont par la suite défilé pour dénoncer la multiplication d’agressions à caractère sexuel et l’impunité dont bénéficient les forces de sécurité.
La jeune fille de 18 ans se trouvait à bord d’un minibus dans le centre de Khartoum, quand les forces de sécurité – à la recherche de manifestants rentrant chez eux – ont arrêté le véhicule.
Elles ont jeté du gaz lacrymogène, forçant les passagers à sortir du bus. La victime a alors été entraînée sous un pont par quatre hommes habillés en tenue militaire, violée, avant d’être abandonnée nue. Secourue par des passants, elle a été transportée à l’hôpital pour y recevoir des soins.
Selon une militante des droits des femmes, au moins trois femmes ont été violées ce jour-là, en marge de ce rassemblement. Viols, harcèlements, insultes… Ces violences sont devenues courantes, indique-t-elle, destinées à faire peur aux femmes et à les dissuader de prendre part aux manifestations.
Elle dénonce l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes. Selon elle, 26 cas de viols ont été rapportés, en marge de rassemblement, depuis le coup d’État de la junte militaire en octobre dernier.
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