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Silence, on tue la liberté…

dakarmatin.com

Au nom des voleurs et terroristes, un homme est à cet instant dans une cave en ciment sec, derrière des barreaux, au milieu de malfrats, comme je l’ai vécu et décrit dans mon livre Otage d’un État (Editions l’harmattan, Paris).

Cheikh Yerim SECK est la nouvelle victime d’un minable régime de terreur.

Qui n’en fait qu’à ses bêtises parce qu’en face c’est la voix d’un silence de compromission avec la bête immonde.

Les temps ont décidément changé. Le journalisme sénégalais n’est ainsi plus ce qu’il était.

Flashback. A la fin des années 1970, un syndicalisme puissant permettait à la presse sénégalaise d’aligner acquis sur avancées matériels et professionnels. Des figures comme Moctar Kebe, surnommé Moke, feus Allé Ndao de la Rts, Gabriel Jacques Gomis, Mame Less Dia, Abdourakhmane CISSE furent les porte-flambeaux d’un militantisme qui avait porté au pinacle le journalisme sénégalais. Puis la relève fut assurée par leurs successeurs immédiats.
Avant que le syndicalisme offensif, à l’origine du journalisme moderne au Sénégal, ne s’effondre, sans voix, pendant que des journalistes, comme Cheikh Yerim, sont dénués de leurs droits et libertés.
Les presse est morte. Elle ne se fait plus respecter. Au Sénégal, s’entend.

Cheikh Yerim SECK peut être accusé de tous les péchés d’Israël mais son transfert dans une lugubre cave au tribunal de Dakar insulte les libertés.

Parler, même se tromper, est le minimum des acquis dans toute démocratie qui se respects. Vouloir en priver les citoyens revient à mettre un genou sur leurs cous et l’autre sur leurs langues. Comme Derek Chauvin en fit pareil sur le cou de Floyd George.

Jusqu’ici aucune de ces pétitions ni article collectif qui sont à la mode.

On se tait pendant que les libertés se meurent. Et on charge un homme privé de sa liberté de toutes les saloperies.

On lui dénie son statut de journaliste malgré son incroyable talent dans l’art d’écrire et de dire. Jalousie ? Probablement!

Ca ne vous rappelle rien, didon ?

Adama Gaye, auteur de Otage d’un Etat

Ps: Synpics, diplomates étrangers, universitaires sénégalais, chefs religieux, où êtes-vous ?

Ici Moctar Kebe ancien ministre de la communication et l’un des grands syndicalistes passés du journalisme.

Adama Gaye

N'diawar Diop

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