Si Joe Biden impose de nouvelles sanctions contre Moscou, comment les entreprises américaines en Russie vont-elles se débrouiller? Explications de Baki Maneche, avocat spécialisé en diplomatie des affaires, au micro de Rachel Marsden.
Les tensions autour de l’Ukraine, plus vives que jamais entre la Russie et l’Otan, fournissent au gouvernement américain une bonne excuse pour s’adonner à l’un de ses passe-temps favoris: menacer la Russie de sanctions.
Cependant, le terrain de la guerre économique se complique pour Washington. Ainsi, lorsqu’Olaf Scholz, le chancelier allemand, a rendu visite à Joe Biden le 7 février, les deux dirigeants ont fait front commun pendant quelques instants au sujet des futures sanctions contre la Russie. Mais lorsque l’hôte de la Maison-Blanche a indiqué que ces mesures impliqueraient l’arrêt de toute livraison via le gazoduc Nord Stream 2, qui transporte du gaz russe vers l’Allemagne et l’Europe, cette belle union s’est aussitôt fissurée. Berlin refuse en effet catégoriquement cette sanction, qui serait évidemment contraire à ses intérêts.
Le 25 janvier, Reuters a relayé l’appel d’entreprises américaines mécontentes à l’idée de perdre des revenus à cause des restrictions antirusses: « Un groupe commercial représentant Chevron, General Electric et d’autres grandes entreprises américaines qui font des affaires en Russie demande à la Maison-Blanche d’envisager de donner le temps aux compagnies US de respecter leurs engagements et d’exempter certains produits alors qu’elle prépare des sanctions pour les actions de la Russie en Ukraine.«