RENCONTRE ENTRE LA DIRECTION DE LA CINÉMATOGRAPHIE ET JAMRA CONTRE LES DÉRIVES AUDIOVISUELLES

Le directeur de la Cinématographie, Germain Coly, a reçu, hier mardi, une délégation de l’ONG islamique JAMRA et du Comité de défense des valeurs morales (CDVM). Mame Mactar Gueye, vice-président de l’ONG JAMRA, et Cie étaient venus faire part de « leurs préoccupations relativement aux dérives audiovisuelles récurrentes, à l’actif de certains producteurs de séries télévisées, dont certaines séquences heurtent régulièrement la sensibilité de l’opinion publique », lit-on dans leur communiqué.

A l’occasion, ils ont déploré « qu’une nouvelle génération de producteurs s’active depuis un certain temps à créer des séries, qui ne cessent de défrayer la chronique, en suscitant de vives indignations dans l’opinion, relativement à leur excessive tendance au libertinage attentatoire à nos bonnes mœurs. »

Les plaignants comptent, ainsi, sur la Direction nationale de la Cinématographie, « pour passer au crible les produits audiovisuels, objets de plaintes auprès du CNRA », contre « la promotion de contre-valeurs (défiance de l’autorité parentale, apologie de la fornication, adultère, banalisation de l’homosexualité, pornographie verbale). » Déjà, exigent-ils, « les producteurs de séries, qui violent les lois et règlements qui régissent ce secteur » doivent être « rappelés à l’ordre ».

D’autant plus que, « conformément au Décret 2004-735 du 21 juin 2004 et à la loi 2002-18 du 15 avril 2002, il est fait obligation aux producteurs de soumettre à la Direction de la Cinématographie une demande d’autorisation, préalablement aux tournages de films ou de séries télévisées », rappelle le directeur de la Cinématographie. Il ajoute que « si dans le contenu du scénario des séquences sont susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale (prises de vues de zones classées « secret défense »), ou aux bonnes mœurs », la demande peut être rejetée. Et, en cas de violation de ces dispositions légales, « il sera procédé, en partenariat avec les forces de sécurité publique, à la saisie du matériel de tournage et des négatifs, assortie d’une amende de 3 à 10 millions F CFA, pour le long-métrage ou la série. Et de 1 à 5 millions F CFA pour le court métrage », selon la note circulaire n°352.

Il est exigé, par les organes de diffusion, « un quitus signé par la Direction de la Cinématographie, avant toute diffusion de films ou de séries sur leurs chaînes de télévision, ou en public, conformément à l’arrêté 004003/MC/DCI portant composition et mode de fonctionnement de la Commission nationale de contrôle et de classification de films cinématographiques. »

D’autres rencontres sont prévues.

N'diawar Diop

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