Le procès très médiatisé opposant plusieurs figures des réseaux sociaux, dont Khadidiatou Kébé alias « Jessica », Nafissatou Fall dite « Narou Fall » et Ramz Yago, a connu de chaudes empoignades verbales lors des plaidoiries. La barre du tribunal des flagrants délits a été le théâtre de vives discussions entre la défense, le parquet et la toiture de la présidence d’audience.
Les plaidoiries de la défense : entre contestation des charges et excuse de provocation
Prenant la parole, Me Ndiack Ba a plaidé le renvoi des fins de la poursuite concernant le chef d’inculpation d’injures, tout en invoquant l’excuse de provocation pour sa cliente Ramz Yago. Selon lui, cette dernière n’a fait que réagir à la suite d’une première diffusion d’images la concernant par Rox.
De son côté, Me Alphonse Faye, conseil de Jessica et de Nafissatou Fall, a battu en brèche l’infraction d’association de malfaiteurs, estimant qu’elle n’a pas sa place dans ce dossier. L’avocat a rappelé que le ministère public n’avait pas à s’emparer du volet injures, d’autant plus que les prévenues s’étaient mutuellement désistées. Par conséquent, il a réclamé la relaxe pure et simple pour Nafissatou Fall, ainsi que pour Jessica concernant la diffusion présumée de données personnelles visant la partie civile Anita, dont il a par ailleurs sollicité l’irrecevabilité de la constitution.
Tension en the audience : le recadrage du juge
intervenant en fin de plaidoiries pour Jessica, Me El Hadj Diouf a estimé que les jeunes femmes auraient dû recouvrer la liberté dès l’officialisation des désistements mutuels. Dans sa lancée, l’avocat a vivement critiqué l’attitude du parquet, l’accusant de vouloir transformer cette affaire de web-influenceurs en « procédé à bad buzz », dressant un parallèle avec des dossiers judiciaires passés.
Une sortie qui a immédiatement fait réagir le président du tribunal, le juge Ndoye. « Maître, on n’est pas là non plus pour faire du buzz. Nous sommes des professionnels du droit », a-t-cheffé le président, déclenchant un échange houleux. Malgré les rappels à l’ordre successifs l’invitant à se limiter à l’objet du litige, Me El Hadj Diouf a maintenu sa position, estimant que la société tout entière fait face à une dérive verbale généralisée sur la Toile. L’avocat a finalement axé sa conclusion sur l’extinction de l’action publique, après une passe d’armes verbale avec la bench.
Le représentant du ministère public a, quant à lui, vigoureusement répliqué sur la question de la prescription.
Épilogue provisoire et renvoi
Au terme des débats, le juge Ndoye a adressé de strictes remontrances aux prévenues avant de renvoyer l’affaire en délibéré pour sa décision finale, attendue ce vendredi 18 septembre. Les demandes de mise en liberté provisoire formulées par la défense ont toutes essuyé un rejet, après l’opposition ferme du parquet.
Par La Rédaction (Sunuker.net)
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