Categories: ACTUALITÉSPOLITIQUE

Pr Ameth Ndiaye sur la définition d’un calendrier électoral : Le Conseil Constitutionnel «aurait dû s’arroger la compétence de le mettre en place» – Lequotidien

Le Pr Ameth Ndiaye n’y va pas par quatre chemins.  En revenant sur l’organisation de l’élection, le Maître de conférences titulaire (Cames) en Droit public à l’Ucad estime que le Conseil constitutionnel devait fixer une date pour reprogrammer cette élection présidentielle qui avait dans un premier temps fait l’objet d’un report par un décret annulant la convocation du collège électoral pris par le Président Macky Sall. «Moi, je fais partie de l’école qui pense que le Conseil constitutionnel, à travers ses décisions, avait la possibilité de marquer durablement les esprits et le temps. En faisant quoi ? Il aurait dû s’arroger la compétence de mettre en place un calendrier électoral clairement défini», a-t-il fait savoir hier dans le «du Dimanche» sur I Radio. «Moi, je dis que le Conseil a délimité le périmètre d’action du président de la République pour lui dire, attention, la durée du mandat du président de la République est fixée à 5 ans. Vous arrivez au terme de ce mandat-là le 2 avril 2024. Et donc, tout ce qui va se passer à partir du 3 avril va générer des difficultés. Et donc, le Conseil invite le président de la République à presser le pas. Et lui dit, trouvez les ressources avec toutes les autorités compétentes pour que cette rencontre entre des candidats et leur Peuple puisse se tenir dans des délais très raisonnables, c’est-à-dire avant le 2 avril 2024», avait dit au préalable le Pr Ameth Ndiaye en  entamant son argumentaire. «Quand le Conseil dit dans les meilleurs délais, cela veut dire quoi ? C’est là que commence la grimace. C’est là que le Conseil commence à rebrousser chemin et à ramer à contre-courant», selon M. Ndiaye. «Le Conseil, jusque-là, était dans des habits parfaits. Et arrivé face à l’une des questions les plus décisives et les plus importantes, on a l’impression que le Conseil constitutionnel se dérobe. Parce que demander aux autorités compétentes d’organiser dans les meilleurs délais l’élection présidentielle, c’est nous replonger dans des interrogations, des doutes, des incompréhensions. Parce que là, il est important que les autorités compétentes s’organisent dans les meilleurs délais», a soutenu le Maître de conférences titulaire (Cames) en Droit public à l’Ucad.
Par Amadou MBODJI – ambodji@lequotidien.sn

James Dillinger

Recent Posts

Solidarité à Latmingué : L’ingénieur Amath Sow vole au secours des couches vulnérables

Ce samedi 19 septembre 2026, la commune de Latmingué a abrité une grande journée de…

45 minutes ago

Matam et Ourossogui : La Fondation Nationale Sénégal Solidaire renforce le plateau technique néonatal

La région médicale de Matam a bénéficié d’un important appui sanitaire. Grâce à une initiative…

3 jours ago

Course internationale : Ce qu’il faut retenir des votes indicatifs de l’ONU concernant Macky Sall

Alors que la scène diplomatique internationale suit de près les différentes tractations au sein des…

3 jours ago

Visite des infrastructures à Kaolack : Le Ministère de la Jeunesse et des Sports accélère la cadence

Dans le cadre de sa tournée nationale d'inspection des infrastructures sportives et de jeunesse, Madame…

3 jours ago

Paix et Sécurité au Sénégal : L’Assemblée nationale plaide pour une budgétisation plus inclusive pour les femmes

Dans le prolongement des initiatives en faveur du genre, la Commission de la Défense et…

3 jours ago

Corridor Dakar-Bissau : Le COSEC en conclave à Saly pour doper la compétitivité et fluidifier les échanges

Pour booster les échanges commerciaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, le Conseil sénégalais des…

3 jours ago