Categories: A LA UNEACTUALITÉS

Pour exiger la poursuite du processus électoral et la défense de la Constitution : Sursaut Citoyen invite les organisations et les 16 candidats à unir leurs forces autour d’un Front

Le Groupe de réflexion et d’action pour la sauvegarde de la démocratie et l’État de droit réuni au sein de la plateforme dénommée Sursaut Citoyen n’a toujours pas varié dans sa position pour la pour la défense de la Constitution. En effet, face au refus du président Macky Sall de respecter la décision du Constitutionnel qui l’ordonne de fixer la date pour le scrutin, Sursaut Citoyen appelle toutes les organisations et personnalités démocratiques du pays, y compris les 16 candidats favorables à la décision constitutionnelle, à s’organiser et à unir leurs forces autour d’un large Front pour la défense de la Constitution. Sudquotidien.sn vous propose intégralement sa déclaration.

 

« Le président Macky Sall veut engager le pays dans une période de non-droit. Luttons pour ouvrir des perspectives qui restaurent l’État de droit !

Suite à la décision du Conseil constitutionnel, le peuple attendait légitimement de l’interview du président Macky Sall du 22 février 2024 deux réponses précises et étroitement liées :

– La fixation d’une date imminente pour l’élection présidentielle, permettant la continuation du processus électoral dans les délais prescrits par la loi, – Une transition en accord avec la Constitution et la tradition républicaine du Sénégal, où le Président sortant remet le pouvoir le 2 avril 2024 au Président nouvellement élu.

Cependant, lors de son interview du 22 février 2024, le chef de l’État a fourni des réponses qui confirment et aggravent les incertitudes qu’il a lui-même générées. Malgré ses affirmations verbales d’acceptation de la décision du Conseil constitutionnel, il agit comme si celle-ci était nulle, en décidant de : –

Refuser depuis plus de dix jours de déterminer une date proche pour l’organisation de l’élection présidentielle ;

– Transférer la responsabilité de la fixation de la date à un consensus inatteignable, issu d’un dialogue entre ceux exigeant l’application de la Constitution, et donc de la décision du Conseil constitutionnel, et ceux favorisant la violation de la Constitution, remettant ainsi en question la décision du Conseil ;

– Reprendre le processus électoral, au lieu de le poursuivre, par le biais de ce même dialogue impossible, visant également à organiser des élections « inclusives », concept auquel il n’a jamais adhéré au cours de ses douze années de gouvernance ;

– Remettre en question, toujours via ce dialogue impossible, les principes, normes et modalités de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Au-delà de préciser qu’il ne sera plus président de la République après le 2 avril 2024, le président Sall ne fait aucune concession et semble maintenir sa position du 3 février 2024, antérieure à la décision du Conseil constitutionnel : reporter indéfiniment l’élection présidentielle, reprendre potentiellement le processus électoral, initier un dialogue pour des élections « inclusives », tout en affirmant renoncer à un troisième mandat.

Ainsi, Macky Sall semble vouloir plonger le pays dans une période de non-droit, permettant à une minorité organisée, semblable à un gang de hors-la-loi à la tête de l’État, de créer, coûte que coûte, les conditions nécessaires au maintien du pouvoir politique. Pour s’y opposer avec efficacité, Sursaut citoyen appelle toutes les organisations et personnalités démocratiques du pays, y compris les 16 candidats favorables à la décision constitutionnelle, à s’organiser et à unir leurs forces autour d’un large Front pour la défense de la Constitution, exigeant de Macky Sall immédiatement :

– La continuation du processus électoral avec la liste définitive des candidats établie par le Conseil constitutionnel ; – La tenue de l’élection présidentielle au plus tard le 10 mars 2024 ;

– La passation de pouvoir entre le Président sortant et le Président élu le 2 avril 2024. Si le président Macky Sall et ses complices persistent dans leur projet de maintenir le pouvoir dans l’illégalité et le vide juridique qui en résulterait, tel que décrit par nos éminents constitutionnalistes, les forces démocratiques ont le devoir d’intensifier les formes de lutte civique et non-violente pour restaurer l’ordre constitutionnel par tous les moyens à la disposition du peuple souverain.

James Dillinger

Recent Posts

Burkina : Quand la garde républicaine se met à la pisciculture

Au Burkina Faso, la garde républicaine n’assure pas seulement la protection du président du Faso…

6 minutes ago

Climat et conflits : Marie Khone Faye appelle à renforcer la résilience des femmes et des filles

​Face aux effets destructeurs du changement climatique et des conflits armés, les femmes et les…

18 minutes ago

Actions pour un meilleur changement (APMC) : L’engagement associatif au service des daaras

​À Tivaouane Peulh, l'installation d'une pompe immergée et d'un réservoir d'eau vient de transformer le…

23 minutes ago

Santé Voici les 17 principales menaces qui pèseront sur la santé mondiale d’ici à 2100

De l'obésité aux conflits nucléaires, une commission a identifié dix-sept menaces majeures pour la santé…

39 minutes ago

Ligue des champions : Assane Diao et Côme à l’assaut de Feyenoord, choc Manchester City/ PSG

La deuxième journée de la Ligue des champions se poursuit ce mercredi avec plusieurs affiches…

42 minutes ago

Garde d’enfants qui vire au drame : L’ex-épouse poignardée, l’ex-mari interné à Thiaroye

L'enseignant A. Guèye, domicilié à Mboro, est poursuivi devant le tribunal des flagrants délits de…

47 minutes ago