Le député Guy Marius Sagna s’insurge contre l’exclusion de sept élèves de la 49e promotion de l’École nationale de police, une mesure qui serait liée à leur état de grossesse. À la suite des explications fournies par le ministre de l’Intérieur, le parlementaire remet en cause les arguments avancés par l’administration et demande que les intéressées puissent retrouver leur place après leur congé de maternité.
Dans une nouvelle intervention, l’élu conteste la décision prise à l’encontre de ces femmes, qui avaient auparavant servi comme policières adjointes volontaires avant de réussir le concours d’entrée à l’École nationale de police. Pour lui, une grossesse ne saurait être assimilée à une insuffisance de résultats scolaires ou à une faute disciplinaire.
Le député s’appuie notamment sur les motifs réglementaires évoqués dans la réponse ministérielle pour contester la légitimité de la mesure. Il estime que les dispositions relatives aux résultats académiques et au respect de la discipline ne peuvent, à elles seules, justifier l’éviction d’élèves en raison de leur maternité.
Au-delà de l’interprétation des textes, Guy Marius Sagna pose la question de l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans les institutions de sécurité. Il considère qu’une telle décision risque d’envoyer un signal négatif aux femmes qui souhaitent faire carrière dans la police nationale.
Selon les éléments qu’il avance, les sept élèves avaient déjà entamé leur parcours de formation et validé une première étape du cursus, le FIC. Elles auraient ensuite été invitées à prendre un congé de maternité en juillet 2025. Le parlementaire estime que leur situation aurait pu être réglée par un aménagement de leur parcours, avec une reprise de la formation dans une promotion ultérieure.
Guy Marius Sagna plaide ainsi pour leur réintégration après l’accouchement, plutôt que pour une exclusion définitive. Il appelle les autorités à revoir leur décision et à adapter les dispositions encadrant la formation des élèves policiers afin que la maternité ne constitue pas un obstacle à l’accès aux fonctions de sécurité.
Le député demande également une clarification des règles applicables pour prévenir toute mesure qu’il considère comme discriminatoire à l’égard des femmes. Il invite enfin les sept concernées à prendre publiquement la parole afin que leurs propres témoignages puissent éclairer davantage ce dossier.
La Rédaction – Sunuker.net
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