Le nord du Mali est à nouveau le théâtre d’affrontements d’une rare violence. Depuis le samedi 4 juillet 2026, une coalition armée composée des rebelles indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, mène une offensive d’envergure. Si des attaques coordonnées de courte durée ont touché plusieurs localités du pays (Gao, Sévaré ou encore la prison de Kénioroba au sud), le véritable épicentre des combats se situe à Anéfis, un verrou hautement stratégique menant vers la région de Kidal.
Bien que les assaillants soient parvenus à s’emparer de la ville d’Anéfis et des postes environnants, les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés paramilitaires russes d’Africa Corps restent retranchés à l’intérieur du camp militaire de la localité.
Ce bastion subit un siège rigoureux et un pilonnage intensif à coup d’obus et de drones kamikazes. Dimanche, la pression des groupes armés a empêché l’atterrissage de quatre hélicoptères militaires. Plus au sud, un convoi de renfort d’une quarantaine de véhicules partis de Gao est tombé dans une embuscade à Tabrichat. Un hélicoptère a été abattu au cours de l’action et le convoi a dû rebrousser chemin, abandonnant plusieurs camions de logistique (munitions et carburant).
Face à cette situation critique, l’armée malienne oppose une forte résistance aérienne. Des chasseurs Soukhoï et des drones mènent des vagues de frappes dans un rayon de quelques kilomètres autour d’Anéfis ainsi que dans le centre du pays.
L’état-major des FAMa a d’ailleurs publié un bilan provisoire faisant état de 163 terroristes neutralisés au cours de ses opérations de riposte à travers le territoire. De son côté, le gouvernement de transition vante la discipline de ses hommes, tandis qu’Africa Corps multiplie la diffusion d’images de frappes sur les réseaux sociaux pour réaffirmer son engagement aux côtés de Bamako. À l’inverse, le FLA diffuse des vidéos montrant des soldats maliens capturés lors des premiers assauts dans la ville, bien qu’aucun ressortissant russe ne figure parmi les prisonniers.
Alors que des rumeurs évoquaient de possibles pourparlers directs entre les mercenaires russes et les rebelles — sur le modèle de l’accord ayant permis l’évacuation de Kidal fin avril après leur défaite —, les deux camps ont catégoriquement démenti toute négociation en cours.
Face à cette flambée de violence qui menace l’équilibre du Sahel, l’Union africaine (UA) est sortie de son silence pour condamner avec « la plus grande fermeté » ces attaques coordonnées, rappelant que le terrorisme demeure une menace existentielle majeure pour le Mali et l’ensemble de la sous-région. Les combats se poursuivent pour le contrôle définitif d’Anéfis.
La Rédaction – Sunuker.net
Le Sénégal et cinq pays africains misent sur leurs diasporas pour accélérer le développement économique…
Crise à la FSF : Yoro Mangara appelle le président Diomaye Faye à dissoudre la…
ÉDITORIAL – Mondial 2026 : la FSF au bord de l'implosion… l'heure de l'audit et…
État civil : plus de 76 000 enfants restent sans acte de naissance, l'ANEC et…
Pape Thiaw sur un siège éjectable : le ministère des Sports freine son limogeage et…
Guédiawaye : un ressortissant chinois tué lors d'une violente attaque à la Cité Fayçal, une…