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Maïmouna Dièye tourne la page du gouvernement : « Je passe le flambeau avec fierté, la conscience tranquille et l’âme sereine »

Une page se ferme, mais l’engagement demeure. À travers un message empreint d’émotion et de gratitude publié sur sa page Facebook, Maïmouna Dièye a officiellement annoncé son départ du ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, mettant ainsi un terme à son expérience gouvernementale.

L’ancienne ministre a choisi les réseaux sociaux pour s’adresser aux Sénégalais, revenant sur une mission qu’elle considère comme l’une des plus nobles qu’un responsable public puisse exercer : celle de veiller au bien-être des femmes, des enfants et des personnes les plus vulnérables de la société.

« Une page se tourne, mais la mission reste gravée dans le cœur », semble résumer le sens profond de son message, dans lequel elle affirme quitter ses fonctions avec sérénité et le sentiment du devoir accompli.

Avant toute chose, Maïmouna Dièye a tenu à exprimer sa reconnaissance envers Allah, qu’elle remercie pour lui avoir accordé la force et l’opportunité d’assumer cette responsabilité qu’elle qualifie de « sacrée ». Elle affirme avoir exercé cette charge avec détermination, mais aussi avec la sensibilité d’une femme, d’une mère et d’une militante profondément attachée aux questions sociales.

Tout au long de son mandat, elle dit avoir placé l’intérêt des populations au centre de son action, particulièrement celui des couches les plus fragiles. Sans dresser un bilan détaillé de son passage au gouvernement, son message laisse transparaître la conviction d’avoir servi avec sincérité et loyauté.

« Je passe le flambeau avec fierté, la conscience tranquille et l’âme sereine », a-t-elle écrit, soulignant avoir toujours agi dans « l’unique intérêt du peuple sénégalais ».

Au-delà des remerciements adressés au Chef de l’État et aux autorités qui lui ont accordé leur confiance, l’ancienne ministre a également rendu un hommage appuyé à celles et ceux qui ont partagé son quotidien au sein du département ministériel.

Elle a salué l’engagement des agents du ministère, des collaborateurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs communautaires qui, selon elle, ont été les véritables artisans des actions menées en faveur des populations.

« Ils ont été le moteur de chaque initiative et de chaque avancée », a-t-elle souligné, rappelant que l’action publique est avant tout une œuvre collective.

Mais si son aventure gouvernementale prend fin, Maïmouna Dièye assure que son engagement politique et social, lui, reste intact.

Figure du mouvement présidentiel et militante de longue date, elle affirme poursuivre son combat au sein de sa formation politique et aux côtés des femmes du MOJIP, convaincue que la construction d’un Sénégal plus juste nécessite une mobilisation permanente.

Dans son message, elle réaffirme son attachement à l’idéal d’un pays « juste, souverain et prospère », des valeurs qu’elle promet de continuer à défendre en dehors des sphères gouvernementales.

Ce départ intervient dans un contexte de réaménagement de l’équipe gouvernementale marqué par de nouveaux défis économiques et sociaux. Comme c’est souvent le cas lors des changements ministériels, l’heure est aux bilans, mais aussi aux interrogations sur la continuité des politiques publiques engagées.

Pour certains observateurs, Maïmouna Dièye laisse l’image d’une responsable discrète, davantage tournée vers le travail de terrain que vers les joutes médiatiques. Pour d’autres, son passage au ministère devra être évalué à l’aune des réformes entreprises en matière de protection sociale, de soutien aux familles et d’accompagnement des personnes vulnérables.

Quelles que soient les appréciations portées sur son action, une certitude demeure : l’ancienne ministre quitte ses fonctions sans amertume apparente, revendiquant une cohérence entre ses convictions personnelles et son engagement public.

Son message sonne ainsi comme un au revoir aux responsabilités gouvernementales, mais certainement pas comme un retrait de la vie publique.

Car en politique, certaines fonctions prennent fin. Les convictions, elles, continuent souvent de guider les chemins à venir.

Par Ndiawar Diop

James Dillinger

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