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Magal de Kazu Rajab: L’ombre de Serigne Fallou plane toujours sur Touba

La communauté mouride célèbre aujourd’hui, la 27ème nuit du mois de ‘’Rajab’’ marquant la naissance de Serigne Fallou Mbacké. 53 ans après sa disparition, le parcours du deuxième khalife général des mourides, un homme multidimensionnel, reste toujours gravé dans les cœurs.

Mais le magal Kazou rajab a coïncidé avec une période marquée par une crise sanitaire. Il sera célébré dans la sobriété sans aucun rassemblement conformément à la recommandation du khalife général des mourides. Seneweb revisite, à cette occasion, la vie et l’œuvre de El hadji Mouhamadou Fallilou Mbacké.

Serigne Fallou, un homme multidimensionnel

Fils de Cheikh Ahmadou Bamba et de Sokhna Awa Bousso, Serigne Falilou Mbacké est venu à Darou Salam à Mbacké en 1888 dans une nuit qui coïncide aussi avec le retour du prophète Mohammed de son voyage nocturne avec les cinq prières quotidiennes, un des piliers de l’islam.

L’homme au parcours miraculeux, communément appelé ‘’Borom na am mou am’’ qui était khalife général des mourides de 1945 à 1968, s’est illustré grâce à ses bienfaits dont le pèlerinage à la Mecque qu’il a effectué après le rappel à Dieu de son vénéré père, l’achèvement de la construction et l’ouverture de la grande mosquée en 1963 etc.

Cette nuit bénite que Khadim Rassoul a chantée dans ses  »xassidas », est magnifié ce mercredi dans la ville sainte où l’ombre de ‘’Borom Ndindy’’ plane toujours du fait de son parcours exceptionnel.

Selon des témoignages recueillis par Seneweb, Serigne fallou était un humaniste, homme moderne, multidimensionnel, sociable.

« Aujourd’hui c’est une joie exceptionnelle pour moi, parce que Serigne Fallou le célébrait lui-même. Tout le monde connait la dimension internationale de ‘’Borom ndindy’’ qui était un humaniste, un homme moderne, multidimensionnel, sociable. Il aimait dire ‘’je suis le Sénégal, parce que Serigne Touba est mon père, Mame Elhadj Malick Sy est mon oncle’’. Ce qui me marquait plus en lui, c’est son hospitalité envers tous », a laissé entendre Mamadou Diouf.

Cheikh Diouf, un disciple venant dans le Saloum, a embouché la même trompette. « Je retiens de lui, son ouverture. En fait, il prônait le dialogue des cultures grâce à sa dimension multiculturelle. Ses origines étaient toucouleur, mais il a soutenu un sérère catholique pour ne pas nommer Senghor » a-t-il témoigné.

N'diawar Diop

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