Invité de RFM Matin ce lundi 19 octobre 2026, le journaliste Madiambal Diagne a formulé une série d’accusations visant Ousmane Sonko. Il affirme détenir des documents qu’il se dit prêt à remettre à la justice. Des allégations graves qui, à ce stade, nécessitent des vérifications indépendantes.
La controverse autour de Madiambal Diagne et d’Ousmane Sonko prend une nouvelle dimension. Lors de son passage sur RFM Matin, animé par Babacar Fall, le journaliste a évoqué plusieurs dossiers dans lesquels il met en cause le président de l’Assemblée nationale. Il assure disposer d’informations et de documents qu’il pourrait produire dans le cadre d’une procédure judiciaire. <escape> </escape>
Parmi les éléments avancés figure l’existence présumée d’un système d’écoutes à Sébikotane que Madiambal Diagne attribue à Ousmane Sonko. Selon ses déclarations, ce dispositif aurait été géré par François Sylla, dont il affirme qu’il aurait ensuite été écarté de ses fonctions à la Primature. Le journaliste formule également des accusations de détournement à son encontre et cite Madiop Gningue ainsi que l’architecte Pierre Goudiaby Atépa comme des personnes susceptibles, selon lui, de détenir des informations sur ce dossier.
Madiambal Diagne a également évoqué de supposés liens entre Ousmane Sonko, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et des groupes salafistes. Il présente ces affirmations comme des questions relevant de la sécurité nationale et mentionne le général Souleymane Kandé, à qui il prête la découverte d’éléments sensibles. Toutefois, les déclarations rapportées ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’existence de tels liens ni à confirmer la nature des éléments évoqués.
Le volet financier occupe aussi une place importante dans ses accusations. Le journaliste soutient qu’un appartement au Canada aurait été acquis le 9 janvier 2026 pour un montant de 467 217 dollars canadiens au bénéfice de Mohamed Sonko, qu’il présente comme le fils d’Ousmane Sonko. Cette affirmation appelle notamment des vérifications sur l’existence de la transaction, l’identité de l’acquéreur, le bénéficiaire réel du bien et l’origine des fonds.
Il a par ailleurs soulevé des soupçons concernant des opérations liées au zircon et une commission qui aurait été versée dans le cadre de la renégociation d’un contrat avec Indorama. Là encore, les éléments disponibles dans les déclarations rapportées ne permettent pas de conclure à l’existence d’une infraction.
Le journaliste affirme avoir déjà transmis des documents au général Birame Diop, qui a occupé le poste de ministre des Forces armées. Il se dit disposé à présenter ses éléments dans le cadre d’une enquête officielle ou d’une procédure judiciaire. Cette disposition qu’il affiche à saisir le terrain judiciaire place désormais la question de la vérification des pièces au cœur du débat.
Car au-delà de la virulence des propos et de leur large diffusion, une distinction essentielle s’impose : une accusation formulée publiquement ne constitue pas une preuve. Les documents annoncés devront être examinés par les autorités compétentes, leur authenticité établie et leur contenu confronté aux explications des personnes concernées.
À ce stade, les éléments publiquement rapportés ne permettent pas de présenter ces accusations comme des faits judiciairement établis. Les réponses d’Ousmane Sonko et des autres personnes citées, ainsi que les éventuelles suites judiciaires, seront déterminantes pour éclairer ces dossiers.
Sunuker News Desk
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