Victor Koulakov. Sputnik France
Emmanuel Macron s’est plaint auprès du quotidien New York Times de la réticence qu’a la presse anglo-américaine à exprimer sa solidarité après les récents attentats terroristes dans une «République assiégée», accusant ces médias de «légitimer ces violences» et de qualifier la France de «raciste et islamophobe».
Un article publié dimanche soir sur le site du quotidien américain New York Times fait état d’une plainte adressée par Emmanuel Macron à plusieurs médias anglophones en lien avec les récents attentats djihadistes.
«Lorsque la France avait été attaquée il y a cinq ans, toutes les nations du monde nous avaient soutenus», déclare M. Macron.
«Et quand je vois, dans ce contexte, de nombreux journaux qui je pense viennent de pays qui partagent nos valeurs, qui écrivent dans un pays qui est l’enfant naturel des Lumières et de la Révolution Française, et qui légitiment ces violences, qui disent que le cœur du problème, c’est que la France est raciste et islamophobe, je dis: les fondamentaux sont perdus», enchaîne le Président.
Le New York Times écrit que M.Macron affirme que les médias anglophones, américains en particulier, «cherchent à imposer leurs propres valeurs à une société différente».
Il soutient notamment que les médias étrangers ne comprennent pas «la laïcité à la française, une séparation active de l’Église et de l’État qui date du début du XXe siècle, lorsque l’État a arraché le contrôle du système éducatif des mains de l’Église catholique».
Le journal estime que le principal argument des griefs français à l’encontre des médias anglais et américains est qu’après les attentats ils se sont concentrés sur les échecs de la politique française envers les musulmans, plutôt que sur la menace terroriste mondiale.
La France a vécu trois attaques terroristes depuis la republication début septembre de caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire Charlie Hebdo: une agression à l’arme blanche près des anciens locaux de l’hebdomadaire fin septembre, la décapitation le 16 octobre du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty et une attaque au couteau dans la basilique de Nice fin octobre.
Outre la crise sanitaire ayant entraîné une crise économique, le gouvernement fait actuellement face à une menace terroriste amplifiée.
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