« C’est le dernier centre de recherche occidental qui fonctionnait encore en Iran », déplore un chercheur français que RFI a pu joindre ce jeudi matin et qui a travaillé pendant plusieurs années dans cet institut. L’Institut français de recherche de Téhéran existe depuis 40 ans et il a déjà subi les conséquences des pics de tension entre la France et l’Iran, fermé puis relancé selon les périodes. Récemment, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah travaillait avec l’Institut avant d’être arrêtée et condamnée à cinq ans de prison. Elle se trouve toujours derrière les barreaux à Téhéran.
« Une première étape »
Avant la fermeture ordonnée ce jeudi matin, l’Institut français de recherche en Iran fonctionnait au ralenti, mais des étudiants iraniens pouvaient travailler dans la bibliothèque du centre, situé au cœur de Téhéran.
Les autorités iraniennes présentent cette mesure comme « une première étape ». L’ambassadeur de France à Téhéran a par ailleurs été convoqué, suite à la publication des dessins de Charlie Hebdo. La relation franco-iranienne est très tendue : sept ressortissants français sont actuellement détenus en Iran et Paris exige leur libération.
rfi