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Ce 12 juin, l’armée française a effectué un tir de missile au large du Finistère, a annoncé sur Twitter Florence Parly, saluant «la dissuasion nucléaire». «Ce type de tir coûte très cher, plus de 100 millions d’euros», a expliqué le général (2S) Jérôme Pellistrandi à Valeurs actuelles.
Un missile balistique stratégique M51 a été tiré par les militaires français ce vendredi 12 juin, à l’aube, au large de la pointe de Penmarc’h (Finistère), a déclaré sur son Twitter la ministre des Armées Florence Parly.
«Cet essai démontre notre excellence technologique et notre attachement à la souveraineté française», a-t-elle écrit.
Le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Téméraire a tiré avec succès un missile balistique stratégique M51 au large du Finistère. Cet essai démontre notre excellence technologique et notre attachement à la souveraineté française. — Florence Parly (@florence_parly) June 12, 2020
La ministre a également félicité «toutes celles et tous ceux dont l’engagement a permis le succès de cet essai. Leur implication est essentielle à la dissuasion nucléaire française et à notre souveraineté.»
Je félicite toutes celles et tous ceux dont l’engagement a permis le succès de cet essai. Leur implication est essentielle à la dissuasion nucléaire française et à notre souveraineté. pic.twitter.com/gW7gVZL3Ae — Florence Parly (@florence_parly) June 12, 2020
«Ce type de tir coûte très cher, plus de 100 millions d’euros», a expliqué le général (2S) Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, cité par Valeurs actuelles.
«C’est la raison pour laquelle la France en réalise peu, comparé aux États-Unis qui font un tir par an ou aux Russes qui en font jusqu’à cinq par an», a ajouté le général.
Il a rappelé que la France dispose de quatre sous-marins lanceurs d’engins. Celui qui a tiré le missile a subi un «long chantier de rénovation».
D’après Jérôme Pellistrandi, ce tir constitue non seulement un essai technique pour l’armée française, mais plus que cela, «un signal clair envoyé au monde entier». Un tel tir est nécessaire «pour garantir notre capacité de dissuasion», estime le général.
«Dans le contexte géopolitique actuel, il ne s’agit pas de sur-armer la France mais de protéger notre souveraineté», insiste-t-il.
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